NARAYA

Le Jeu du Royaume de Naraya
 
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 Sur la route (David et Nathan)

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David Cartier
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MessageSujet: Sur la route (David et Nathan)   Mar 13 Mar - 9:23

Cela faisait à peine une heure que le groupe était partit, une heure à s'enfoncer dans une forêt et à écouter les sons d'oiseaux qui chantaient et les branches qui craquaient. Peu de mots étaient dits. Il y avait une pression dans le groupe, une pression de mission importante qui ne devait échouer.

David, qui était toujours en tête du groupe, faisait avancer son cheval à pas lents, ne voulant pas épuiser sa bête avant son temps. D'autant plus que rien ne servait de courir en forêt, à moins que nous voulions recevoir une branche d'arbre dans le front. Au bout du chemin, la forêt semblait perdre de densité pour devenir plus claire. David le savait pertinement puisqu'ils approchaient de l'ancien champ de bataille. Il ralentit arriver près de la bordure pour laisser le temps à Nathan de le rejoindre. Avançant maintenant les deux cotes à cotes, il lui demanda:

- Alors messire, qu'elles sont vos connaissances de ce royaume? Si jamais je devais recevoir une flèche en plein coeur, vous serez capable de vous guider pour la suite des choses?

David ne savait pas si Nathan avait souvent voyagé sur le royaume ou bien s'il avait préféré rester dans son manoir ou palais, il ne le savait pas. Au moment où Nathan semblait vouloir lui répondre, le groupe sortit de la forêt pour atteindre l'ancien champ de bataille. C'était une vaste plaine qui permettait à la cavalerie d'aller à son aise et de également permettant de bons angles de tirs pour les catapultes avec de longues portées. Il y avait du sang qui avait coulé ici dans cette plaine, presque toute la plaine était rouge à la suite de la grande bataille. Mais cela n'était pas important aujourd'hui puisque tout était changé et que les fleurs y poussaient, les oiseaux y chantaient et les papillons s'y trouvait.

Par contre, à l'arrivée du groupe dans cette plaine, il était possible de sentir une forte pression, comme si des fantomes y rodaient toujours. Un vent se leva quand le groupe commençait à s'y aventurer, comme pour servir d'avertissement de ne pas faire un pas de plus. Un cheval d'un des soldats avait meme paniqué un moment et il s'était mis sur ses deux pattes d'en arrière. Quoi qu'il en soit, David et Nathan continuèrent leur route avec les quatre soldats, voulant bien servir le roi et surtout, trouver l'antidote pour la princesse Sybille.

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 13 Mar - 9:44

Une heure que le petit groupe avancait a bonne allure... Pas au gallot, pas dans la forêt, mais tout de même...

Le temps était clément, du moins pour le moment, mais la tension était visible sur tout les visages. Peu de mots avaient été échangé. Ca ne dérangeais pas Nathan. Il avait l'habitude d'être seul... Et puis pour le moment, c'est a Alice qu'il pensait... Et a Frank qu'y n'était pas encore revenu... Comment avait elle prit son départ, et surtout sa lettre??

Sir Cartier, toujours a mener la marche, ralentit son allure et trés vite, les deux cavaliers se trouvèrent cotes a cotes... Sir Cartier en profita pour lancer la conversation, et surtout pour lui demander si il arriverait a s'en sortir seul si les choses tournaient mal...

Nathan allait répondre lorsque l'atmosphère devins encore plus lourde que ce qu'elle ne l'était déjà... Le groupe était arrivé a la lisière du bois, et une grande prairie s'étendait a perte de vue devant eux... Les cheveaux étaient nerveux, les hommes aussi, mais ca ne tracassait pas Nathan. Il savait que l'on racontait beaucoup d'histoire sur cet endroit. Il savait aussi ce que représentait ce lieux pour l'Histoire de Naraya...

"Ne vous en faite pas pour moi, je conait la région... J'y ai grandit... Et même si ca fait longtemps que je ne suis plus venus par ici, je connais Naraya..."
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 13 Mar - 11:49

(HJ: Bonjour mes deux voyageurs favoris...David je t'avais envoyé un message pour te dire que j'avais créer un sujet dans Ordeanguel et que vous pouviez y décrire votre chemin de l'Académie à Ordeanguel ainis que votre arrivée à cette destination...je vais déplacer le sujet)
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 13 Mar - 12:31

(HS Oh, désolé, c'est ma faute. J'ai mal lu, alors s'il faut punir quelqu'un, punissez moi Twisted Evil )

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 13 Mar - 16:21

Alors qu'ils entraient dans la plaine, le bruit d'un cheval lancé au gallot parvint au petit groupe. Nathan se retourna pour voir qui cela pouvait être, et lorsqu'il reconnus son Ecuyer, il fit signe aux soldats de ne pas sortirent leur épées de leurs foureaux...

Frank avait fait vite, mais Nathan savait pourquoi il l'avait prit avec lui... Il arriva a la auteur de nathan un large sourire illuminant son visage et lui tendit un pli...

Nathan lu celui-ci, il venait d'Alice bien évidement... Son visage sillumina au fur et a mesure qu'il parcourait cette lettre... Ainsi ses sentiments était partagés... Et ses craintes fondées...
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Ven 16 Mar - 9:47

David ne lança pas les chevaux au trot immédiatement. Car Nathan lisait sa lettre lentement, ce qui signifiait que le trot l'aurait vraiment dérangé dans sa lecture. Les chevaux avancèrent dans la plaine et le soleil allait bientot atteindre son zénith. Ce qui était bien pour réchauffer les hommes car la température n'était pas des plus clémente. Il faisait frisquet aujourd'hui. Un jour de pluie aurait été des plus dérangeant pour les hommes.

Ils allaient bientot devoir entrer à nouveau dans la forêt, ou seulement un bois. Quoi qu'il en soit, l'endroit était idéal pour une embuscade. David se tourna vers un des soldat et il lui dit:

- Vas sur la coupe de la forêt et assure toi que personne ne nous y attend

Sans attendre, l'homme lança son cheval au galop et il se dirigea vers le rebord de la forêt. Plus leur chemin avançait, plus ils seraient vulnérable et en territoire hostile. Il ne fallait prendre aucun risque et demeurer sur ses gardes. Pendant que le garde se dirigea vers la forêt, David regarda dans son sac et il y sortit un autre sac plus petit. Il y sortit l'objet: des cendres de bois brulés. Heureux de constater de le contenu y était, il plia le sac et il le remit dans son sac.

David regarda des deux cotés de la plaine, et il n'y avait pas âmes qui vivent. Maintenant, l'homme était en position sur la bordure de la forêt. Rien ne laissait présager à un accueil plutot glacial. C'est avec satisfaction que David le vit entrer dans les premiers mètres de la foret pour regarder. Le soldat disparut, probablement à cause qu'il entra plus profondément dans la forêt.

David mit la main dans la poche et il la tourna. Il tenait un collier entre les doigts, un collier qui lui donnait du courage. Il ne le sortit pas de sa poche, ne voulant pas le perdre en cas de mouvement brusque. Il contourna l'embleme du collier, se remémorrant le passé, le bon passé. Il disparut presque de la réalité, mais ses sens lui revinrent quand il vit l'homme sortir de la forêt, en vie et non blessé. Il semblait être calme, ce qui voulait dire qu'il n'avait surement rien vu

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Ven 16 Mar - 15:32

Toute en lisant la lettre d'Alice, Nathan observa le manège de Sir Cartier. Il prenait beaucoup de précausion, et c'était surement mieux...

Nathan rengea sa lettre, bien pliée et lanca son cheval au trot...

"Ne perdons plus de temps, nous n'en avons que trop perdu... Il nous faut arrivé a Ordeanguel au plus vite... Au faite dans combien de temps y seront nous??"
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Dim 18 Mar - 14:34

David se retourna vers Nathan qui semblait un peu pressé. Il lui demanda combien de temps cela prendrait, il regarda le ciel et il dit:

- Entre deux à trois jours... dépend de notre vitesse de croissière et du temps que nous prenons pour nous reposer. Je suggère d'arrêter qu'au couché du soleil pour cette journée.

ET puis c'est comme cela que le groupe avança pour le reste de la journée. Ils vaguaient dans les territoires de Narya, dans les bois et les plaines, parfois même sur des collines qui rendaient une vue à couper le souffle. Il ne se passa pas grands incidents, peu de paroles furent échangées excepté pour des discussion sans importance et sans intérêt.

Le soleil était maintenant rendu bas. David prit le temps de regarder s'il y avait des nuages au loin et non, rien de menaçant qui pourrait leur tomber sur la tête au cours de la nuit. Par contre, deux gardes par ronde serait des plus importants. Peut-etre qu'il n'y avait pas de brigands ici pour le moment, mais les bêtes sauvages peuvent rôder également. Donc David arrêta le groupe et il désigna deux soldats pour aller checher du bois pour du feu. Pendant ce temps, David explora la zone pour voir comment disposer les gardes

Quand il fut un peu plus loin des autres, il mit sa main dans sa poche et il ne bougea pas. C'était comme s'il demandait conseil à quelqu'un, pour faire quelque chose. Quoi qu'il en soit, il resta là, à regarder et évaluer le terrain qu'ils auraient pour la nuit.

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 20 Mar - 21:10

La nuit allait tomber et commel'avait annoncé un peu plus tôt dans la journée Sir Cartier, il feraient une halte a ce môment...

Sir Cartier s'arreta et observa les alentours. Nathan fit de même avant de desendre de cheval...

"Vous avez raison de bien observer les alentour Sir... Cela me semble un bon endroit pour passer la nuit... Pas trop exposé, et en même temps une bonne visibilité..."
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mer 21 Mar - 10:23

David se retourna quand Nathan était venu le rencontrer. Oui, le terrain semblait propice pour faire une halte pour la nuit. David regarda Nathan quelques secondes avant de se retourner à nouveau pour regarder à l'horizon. Il ne savait pas pourquoi, mais il se dit que quelqu'un, quelque part, faisait la même chose que lui et regardait au loin.

Quoi qu'il en soit, et quoi que ces sens lui disent, il devait maintenant revenir à la réalité. Il se retourna à nouveau vers Nathan et il lui dit:

- Vous devriez vous reposer messire. Ce soir, j'assurerai le premier tour de garde et je réveillerai un soldat pour qu'il puisse en faire un second. Mais demain, si nous ne parvenons pas à atteindre Ordeanguel, pourriez-vous faire un tour de garde et votre écuyer en second?

David remarqua que les hommes revinrent avec du bois. Il fouilla dans sa poche et il dit:

- Tenez messieurs, prenez ceci

Il mit la main à nouveau dans sa poche et il y sortit un pierre, une pierre pour allumer un feu. Il la lança doucement vers le soldat le plus près de lui et celui-ci l'attrapa aisément. Il se retourna vers Nathan pour lui ajouter:

- Nous venons à peine de traverser les lignes de la Morclé. Ici, plusieurs brigands rôdent. Ils n'ont pas la même protection qu'il y a sur les terres de Naraya, ce qui explique pourquoi ils sont si nombreux. Il suffit de garder l'oeil ouvert, et le bon. Allez monseigneur de La Fère, allez manger et vous reposer, demain nous avons une grosse journée si nous voulons atteindre Ordeanguel.

David lui mit la main sur l'épaule de Nathan en signe de reconnaissance pour sa présence. Il se retourna ensuite pour regarder à nouveau au loin, vers l'horizon. Les hommes commencèrent à manger, mais David se dit qu'il aurait une bonne partie de la nuit pour manger, étant de garde. Alors, rien ne pressait et il voulait savoir qu'elle était cette présence qu'il ressentait, non pas une présence mauvaise, mais douce et apaisante.

Il se mit à songer à Eléonore. Bientot se dit-il, bientot David pourrait avoir son pardon si elle lui accordait. Mais au moins, si elle ne voulait pas, au moins David aurait essayé et peut-etre, peut-etre dormirait-il mieux. Dieu que David était dans l'iconnu, ne sachant pas comment elle réagirait. Était-elle fachée? Pensait-elle encore à lui? Qu'est-ce que David devait penser de tout cela, comment allait-il lui dire cela? Être dans l'obscurité, David n'aimait pas cela même si l'obscurité lui assurait une protection lors de moments clés.

Mais maintenant, ses pensées restèrent accrochées à celle qu'il a aimé, celle qu'il aime, bien qu'il ne sachait ce qu'elle pensait de lui maintenant. Des cheveux blonds qui flottaient au vent, des yeux si clairs, une peau si douce, mais un sourire et un rire... David se demandait si elle avait retrouvé son sourire et surtout son rire mélodieux que David se souviendrait toujours.

David se souvint un jour, lorsqu'ils étaient en train de faire un déjeuner dehors, alors qu'il faisait beau. Ils étaient installés dehors, dans une plaine, n'ayant que les oiseaux comme voisins de table, ils dégustaient leur repas jusqu'à, tout d'un coup, une pluie commençait et devint rapidement d'une telle violence. Cela aurait dû choquer ou rendre triste n'importe qui sur ce royaume, mais Eléonore, ne voyant pas de tristesse là dedans, fut prise d'une énorme rire en voyant David qui tentait tant bien que de mal de ranger tout cela dans la sacoche de son cheval. Eléonore n'avait pas bougé et elle riait tellement qu'elle ne parvint plus à s'arrêter. Quand David réussit à se mettre aux cotés d'elle et que tout était rangé, elle lui dit que cela n'était pas grave pour le repas, car ce n'était seulement que de l'eau, une bénédiction du ciel et que cela ne les ferait pas disparaître mais surtout, que ça prendre bien plus que de l'eau pour faire fondre l'amour qu'elle portait pour lui. David se souvint de ce moment car le rire d'Eléonore était comme une sorte de mélodie à l'eau qui tombait doucement du ciel, une mélodie douce et si jolie à entendre.

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mer 21 Mar - 10:50

Nathan n'insista pas, Sir Cartier avait l'air pensif, il vallait peut être mieux le laisser prendre le tour de garde de cette nuit, a l'occuperait...

Les hommes remenèrent du bois, une bonne idée, autant faire un bon feu pour se réchauffer...

Nathan sortit une couverture de derrière la selle de son cheval et la mit a terre puis il s'assit, les jambes croisée... Son épée a protée de main... Les n'était pas trés chaude en cette saison... Quel idée de faire une mission en cette période de l'année... Mais Nathan était homme de parole, il servirait le Roi...

Il mangèrent de la viande salée, parce que ce soir il était trop tard pour chassé... Trop tard?? Pas sur... Frank s'éloigna quelque peu vers un petit bosquet et y déposa quelque collet... Demain il mangerait surment de la viande fraiche...

La soirée ne dura pas longtemps, les hommes savaent qu'ils leur restaitencore du chemin a faire avant d'arriver au premier village...

Nathan lui, aprés avoir mangé un peu, se coucha, laissant son ecuyer s'occuper des cheveaux, et c'est en pensant a alice qu'il s'endormit...
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mer 21 Mar - 16:43

David revint au groupe que celui-ci était en train de manger. Il s'assit et il prit quelques morceaux de viandes pour les manger, tout en discutant très peu, car les quatre soldats discutèrent amplement pour tout le groupe. David se releva après avoir mangé et il se retira un peu pour monter la garde. Il faisait maintenant noir dans la forêt, bien que le soleil ne semblait pas entièrement couché. Il faisait froid, mais David n'avait pas pris de couverture supplémentaire, ne voulait pas transpirer dans la nuit.

Il était assis, appuyé sur un arbre, et il regardait Frank qui s'occupait des chevaux du groupe. David se leva et il alla vers Frank en lui disant tout bas:

- J'ai vu un cours d'eau non loin d'ici, je vais aller chercher de l'eau pour les bêtes

Au début, Frank voulait y aller, mais David insista pour y aller, voulant profiter de la solitude de la forêt. Il prit donc deux chaudières et il alla vers la pénombre. C'est sans faire de bruit que David se rendit à l'eau et qu'il remplit facilement les deux contenants. Il retourna sur ces pas, satisfait d'avoir pu explorer un peu plus la forêt.

Il donna les deux seaux à Frank et il alla ensuite s'appuyer à nouveau sur son arbre, regardant les cinq autres personnes dormirent. David ne sut combien de temps Frank continuait à s'occuper des chevaux, ni même ce qu'il y avait fait au juste, mais chose certaine, les chevaux étaient maintenant plus calme et il semblait eux aussi vouloir se reposer. Frank alla dormir lui aussi, ne laissant plus que David qui ne dormait pas au milieu de cet endroit qui semblait si sombre pour le moment.

Il était là, assis à ne bougeant pas, écoutant ce qui se passait. De temps en temps, il ajoutait quelques buches dans le feu pour ne pas laisser mourir les hommes de froid.

Pendant la nuit, David sortit finalement ce qu'il avait dans la poche depuis tout ce temps, le collier d'Eléonore. Il ne l'avait point perdu et il en avait prit le plus grand soin. Au début, David le mit au fond de sa main, mais ensuite, il l'accrocha à son cou. David y sentait une force qui le guidait au travers de ce collier. Qui sait? Peut-etre la propriétaire du collier veut revoir le porteur? Quoi qu'il en soit, il le mit sous sa chemise.

Après quelques heures, David ne s'endormait pas. Au début, il aurait voulu faire toute la nuit, mais il se souvint quelque chose qu'il avait dit quand il était chez les barbares: Le repos est une arme, prends le temps de dormir. C'était vrai, car un homme épuisé n'était guère vaillant sur un champ de bataille. Il devait donc donner son tour de garde à un soldat.

David se leva et il alla réveiller un des soldat. Celui-ci gémissa un peu mais David finit par le tirer du sommeil. Le soldat s'assis et lorsque David fut satisfait de voir l'homme bien réveillé, il s'étendit et il prit une couverture. Il s'y couvrit et au bout de quelques minutes, David s'endormit lui aussi.

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Jeu 22 Mar - 15:43

Alors qu'a l'horizon, le ciel s'éclaircissait a peine, le garde qui montait la garde (sans jeu de mots...), allat réveiller les autres...

Frank s'occupa immédiatement a réanimer le feu et a fairebouillir de l'eau y mettant quelque herbe. Une boison chaude et pleine de vitamine...

Il servit tout le monde avant de s'éloigner vers le bosquet... un quart d'heure plus tard, il revenait avec trois lièvres qu'il avait prit dans ses collets...
Il les placa dans son partage, a l'arrière de sa selle qu'il venait de remetre sur sa monture. Il prépara le chaval de Nathan, et une fois tout le monde prêt, le petit groupe repris la route...
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Ven 23 Mar - 9:59

Le groupe avait passé les limites de Morclé et ils se dirigèrent vers Ordeanguel. Les bois étaient calmes, ainsi que le peu de routes qu'ils rencontrèrent. Ils croisèrent quelques fermiers au passage, les saluant poliment, mais sinon le reste du voyage se déroulait sans véritable interaction avec un minimum de société.

David dirigeait le groupe, au plus clair de ses idées et de ses souvenirs. Il y a des hommes qui parcourent le monde pour diverses raisons, donc leurs connaissances pour le royaume est très pointues. David en faisait parti. Par contre, il n'avait pas été plus d'une fois à Ordeanguel, et ses raisons, il les connaissait. Par contre, il se souvint par coeur du chemin qu'il avait fait pour s'y rendre.

Midi était maintenant passé et le groupe progressait à une très bonne vitesse. Avec un peu de chance, ils arriveraient au village avant la tombée de la nuit. Ils arrivèrent maintenant à une fourche, soit de tourner à gauche, ou bien à droite. Il se tourna vers Nathan et il lui dit:

- Plus que 4 heures de cheval à partir de maintenant. Hâtons le pas et nous aurons de quoi faire cuire vos lapins convenablement

Plus le groupe avançait, plus David avait la sensation d'être observé, ou bien épié. Il y avait quelque chose de pas net dans cette forêt. Quoi qu'il en soit, il disposa les hommes en deux petits groupes pour éviter de se faire prendre en embuscade. Nathan, Frank et Lui était en avant tandis que les 4 soldats couvraient l'arrière et était à une bonne distance. Tout ce que David souhaitait pour le moment c'était de sortir de la forêt. Son voeu allait bientot etre réalisé car une clairière se pointait devant lui. Avoir été seul, il aurait été en dehors de la route. Mais 7 personnes qui marchent en dehors de la route ce n'est pas aussi discret et efficace qu'une seule.

Ils sortirent finalement de la forêt et ils étaient en haut d'une colline. La vue était presque sans fin. Au loin, très au loin, il était possible de voir le village, leur destination. David eut un pincement au coeur, voyant que tout se déroulait comme les plans. Après quelques secondes pour se rappeller par où passer dans un chemin le plus sûr, David relança le groupe en bas de la colline pour ensuite refaire les deux groupes sur la plaine. Mieux fallait être prudent, car une présence obscur se faisait vraiment sentir en ce territoire.

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Sam 24 Mar - 6:53

Nathan étai ravit, il aimait les longue chevauchée, même si il aurait préféré monté Eclatant...

Eclatant... Cette pensée le ramena a Alice. S'occupait elle bien de lui?? Pensait elle a Nathan?? L'attendrait elle comme convenus?? Un diner l'attendait, en tête a tête... Nathan avait hâte de rentrer, déjà...

Sir Cartier leur annonca qu'il ne leur restaient plus que 4 heures de route avant d'arrive au village. Un bon lit ne serait aps de refus, même si Nathan avait déjà connus pire que de dormir a la belle étoile...

Sir Cartier mis les hommes au pas de course,ou plutôt les chevaux au galots, tout en restant prudent... Un bon soldat ce Cartier... Mais Nathan ne le connaissait pas plus que ca, et il se promit de faire un effort pour engager plus la discution dans les prochains jours.

Le village était en vue, une bonne chose... Le groupe allait pouvoir se reposer un peu, parce que la nuit déjà arrivait...
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Eleonore Valence

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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 3 Avr - 20:26

[ HRP : Navrée pour le retard et la réponse la prochaine fois je ferais mieux ^^ ]

Au touché de la fine main de Verena sur la jeune fille, et cette dernière lui offrit un sourire reflétant toute l'humilité

et la considération envers sa tante. La communication nécessite un partage certes, mais il est des partages qui ne nécessitent pas de mot. Un simple geste, regard, sourire, attitude peuvent traduire une foule d'impression, là où les mots eux même pêchent parfois.
Effectivement, le fort d'Eléonore était de savoir parler en silence. Elle n'était pas de ceux qui batifolaient en discours à tout va, la futilité n'avait pas sa place en elle. Il fallait dire qu'ayant un visage très expressif, tout son être parlait pour Eléonore, dans le moindre de ses actes, c'est comme si son corps était l'image de son esprit, ne sachant pas mentir.
Ainsi, elle lui montra la chemin à prendre en l'y invitant avec bienveillance d'un simple signe de la main.
Peu accoutumée à garder un ton familier depuis qu'elle ne se connaissait que trop peu d'alliés fidèles, Eléonore avait encore des difficultés à rompre ses habitudes même avec sa tante. De là, elle continua malgré tout à la vouvoyer avant de s'en apercevoir en se pinçant légèrement les lèvres :

" Vous m'en voyez ravie. "

Elle se fit le devoir de se corriger très vite en y prenant que plus d'attention dans ses prochaines paroles.

C'est alors qu'elle prirent route pour le village qui n'était guère loin... au contraire ! En effet, toutes deux se trouvèrent juste auparavant à l'orée de la forêt, et en quelques temps firent à l'entrée du village.

Des dalles de pierre bombées suffisamment bien dégrossies s'étalent au sol... D'une tonalité grise endurcie... A l'égal des nuages maussades parcourant le bleu pâli du ciel.
De la poussière emportée en cercles discontinus... Ces fines pellicules désordonnent et tourbillonnent avec légèreté sur le passage le rendant imparfait mais bien réel... A l'égal des danses royales.
Des bruissements du souffle venteux s'animent entre les branches d'arbre taillées et leur tronc rangé en ligne... D'un sifflement régulier et sourd... A l'égal de mélodies douces et suaves.
Deux enfants, fille et garçon jouant ensemble... Riant avant le dernier glas du retour dans leur chaumière... Union Innocente et pure... A l'inverse d'une alliance imposée.

( Enfer ou paradis ? Je ne sais pas, je ne sais plus ...
Il n'y a plus rien, tout part en fumé, rêves et ballades enchantées.
Vent de folie Emporte moi sur tes ailes... )


Et le regard d'Eléonore changea de cap, une fois de plus, sur sa tante cette fois ci. Une triste comptine en prose s'achevait dans son esprit. Plongeant S'imprégnant d'un fin sourire amusé, elle chanta ce que sa tante lui inspirait, dans démordre du regard, ni crainte :

" Rose enracinée...
Bonsoir pérennité...
La vivacité coule dans tes veines,
Mélange que n'atteint... la peine,
Au milieu des spectres et des ombres,
Elle routine... sans nulle encombre...
Pourquoi, suivit-elle ce chemin de Traverse ?
Bordée de sentier et... d'un fil liberté ?
Elle nous noie dans sa couleur volupté...
Pourquoi, tous nos obstacles, elle perse ?
J'en ai le souffle coupé,
De toutes ses aventures !
MMmmmMM... "


Elle termina en émettant un sourire faiblement sonore mais bien présent, aussi léger et cristallin que sa voix le fut l'instant d'avant, involontairement envoûtant. Un sourire qu'elle n'adressait avec sincérité qu'à Verena seulement. Elle en profita pour prendre halte dans leur marche, leur pas étaient plutôt lent et décontracté :

" Peut être finiras-tu par m'en conter ma tante !? "

C'est alors que dans le sciage de son champs de vision apparut ce qui lui semblait être un mirage.
Son sourire bordant ses traits s’interrompit, son teint s'affadit et son regard s'immobilisa sur une personne en monture, un soldat... Elle ne pouvait en croire ses yeux.
Sa bouche resta à demi-béante, et son regard fixement dirigé sur lui, un frisson grimpa en elle de haut en bas jusqu'à la submerger entièrement pour ne plus la laisser en paix.
Son cœur venait de s'arrêter et étrangement lui faisait souffrir énormément et sa gorge se noua sous la surprise qui venait de lui être apposé à ses yeux.
Eléonore était trop étourdie pour penser, son esprit fut assommé d'un grand coup de fracas, et son inconscient ne lui demandait rien d'autre que de ne pas se laisser aller à l'évanouissement.

Etait ce bien lui et non un rêve ou une autre facétie ?
Une posture autant fière que froide, un regard verdoyant comme les prè tintant d'une lointaine lueur et mélancolie qu'elle avait déjà su lire à l'époque.
Les années n'avaient rien altérées de lui, un soldat droit à jamais pour l'honneur de son roi et sa reine.
A l'idée qu'il puisse l'avoir quitter sans donner de nouvelle au profit de sa partie, eut voulu qu'elle verse une larme, ainsi choqué de le voir sans fin, mais même une larme ne pouvait en sortir la rendant raide tellement le choc était violent. Elle ne croyait pas ce en quoi ses yeux lui montraient.


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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mer 4 Avr - 14:10

David et le groupe n'était pas encore tout à fait arriver au village qu'il entendait déjà les cors qui annonçaient l'arriver d'étranger, une arrivée royale. C'est à partir de ce coup de cor que David sentit un énorme pincement au coeur. Il aurait voulu arrêter et retourner vers le chateau de Naraya, mais quand il repensa aux démons qui le hantaient depuis les 5 années, 3 mois et 17 derniers jours et ce matin, il se dit qu'il devait y aller.

Avant d'entrer dans le village, David fit signe à deux hommes de rester posté à l'entrée pour s'assurer qu'ils n'étaient pas suivit. Une présence les suivait, David en était sûr. Alors, pour ne pas mettre le village en péril, une petite patrouille devait être faite.

Quand David se retourna, il remarqua une petite foule qui s'était formée. Des villageois heureux de voir que leur roi ne les avait pas oublier, heureux de voir qu'ils étaient toujours sous la protection de Naraya. Quelqu'uns applaudissaient, tandis que d'autres criaient de joie. David, toujours humble et fidèle à lui-même, se sentit très touché mais surtout, très timide d'un tel accueil. Les gens continuait à rire et à s'attrouper autour des soldats. Plusieurs gens s'approchaient pour toucher aux montures, aux soldats, pour être sûrs qu'ils étaient bien réels. David souria à ces gens, il saisit les mains qui se tendaient vers lui pour donner du courage au peuple d'Ordeanguel. Rien n'était plus beau que de voir un visage innocent heureux.

Mais, en regardant au loin, le temps semblait s'arrêter. Il y avait deux femmes à la bordure de la forêt. L'une que David ne connaissait pas, mais l'autre, David ne pouvait se tromper. Des cheveux blonds bouclés, des yeux avec ce regard si insistant et si réel, une silouhette de femme qui tramait dur pour le bien de la société, mais surtout, une peau qui semblait encore plus douce que le satin. C'était elle... c'était...,

Le temps était arrêté et David n'était plus vraiment maître de lui-même. Ses mains devenirent moites, il faisait tellement chaud, il y avait de la sueur qui perlait sur son front. Dire qu'il avait rêvé à cet instant depuis tout ce temps, David se croyait prêt à affronter ce moment, mais on ne pouvait jamais être prêt à cela. Il essaya de dire:

- Elé... re.....

Pas de mot était capable de sortir de sa bouche, sa gorge était nouée. Il fallait se ressaisir, essayé de gagner du temps pour se remettre sur pied. Il le fallait.

David descendit alors de son cheval et il commença à marcher en direction de la femme qu'il avait vu. Il sourit faiblement aux personnes qui lui touchait l'épaule, mais son objectif était clair. Après quelques secondes de marche, il sortit enfin de la foule et il n'y avait plus rien entre lui et Eléonore maintenant. Elle était là, debout, devant lui, à maintenant cinq pas de lui et toujours aussi belle qu'avant, toujours aussi noble et royale qu'avant.

Comment lui dire tout ce qui s'était passé durant toutes ces années, comment lui dire sans la blesser à nouveau. Il y avait tant d'éléments contre lui qui l'avait empêcher d'être maître de sa destinée. Mais maintenant, David pourrait prendre le temps, s'il parvenait à retrouver la voix.

David réussi à faire un demi sourire du coté de sa bouche, il allait compter à l'intérieur de lui les quelques pas qui les séparaient d'Eléonore... si peu de pas alors qu'il y en avait un nombre incalculable pendant toutes ces années.

un... deux... trois.... plus que deux maintenants, deux et sa vie allait être changé à jamais, pour le mieux ou pour le pire, il ne le savait pas pour le moment... mais David leva la main, comme s'il voulait lui toucher le bras avant tout, son premier contact. Il tendit donc la main, le plus délicatement qu'il le pouvait

- A SCOUT!!!!

Les pensées de David s'accélérèrent... Scout, scout... c'était le code que l'armée employait pour dire éclaireur... les gardiens à l'entrée, ils étaient attaqués. Voila que David devait aller leur prêter main forte. David se retourna vers l'entrée de la ville pour voir les gens qui commençaient à s'affoler. Il vit au loin ses deux soldats à l'entrée, qui grimpait à leur monture pour confronter un groupe d'environ 15 hommes qui allaient vers eux.

David regarda à nouveau vers Eléonore... ce n'était pas juste. Deux pas, plus que deux pas entre lui et son but... et maintenant le danger était à nouveau présent. Il devait retourner vers ce qui l'avait séparé d'elle pendant toutes ces années. Il avait pensé avoir réussit à changer, mais maintenant, comme toujours, la vie d'innocent était en danger. Il aurait voulu avoir cinq minutes pour lui et Eléonore... mais le temps pressait.

Il regarda à nouveau vers l'entrée de la ville, les yeux triste et remplit de désespoir, il se retourna vers Eléonore, avec les même yeux, mais avec un peu plus de tristesse. Pourquoi tout cela lui arrivait, pourquoi devait-il à nouveau partir. Il dit:

- Attends moi... cette fois

David saisit le collier à son cou et il le lança doucement à Eléonore. Allait-elle comprendre qu'il s'agissait en fait de son collier qu'elle lui avait donné il y a si longtemps, et que David l'avait gardé précieusement. Cet objet avait été sa voie pendant tout ce temps, la seule raison du pourquoi il avait vécu tout ce temps dans la peur et dans l'ombre, ce collier avait été la lumière qui le guidait et l'espoir que la vie naîtrait de ses cendres.

Alors, sans un mot de plus, sans même avoir pu touché à Eléonore, sans même lui avoir donné un baiser, David tourna les talons et il fonça, tête baissée, en direction du champ de combat. Il ne pouvait grimper sur son cheval car les gens paniqué autour du cheval aurait pu être blessé. Donc, il courut en direction du lieu d'attaque

Non, non, il n'allait pas mourir ici, maintenant et encore moins sous les yeux d'Eléonore, il allait survivre, il le fallait. C'est avec ces pensées que David sortit son épée à deux mains de son fourreau, avec un bruit métallique et la lumière du soleil qui frappait son arme.

Il avait déjà sa première victime en tête. Devait-il le tuer, ou simplement le blessé pour le mettre hors combat? S'en prendre à un village innocent méritait la mort. Quoi que... la pitié pouvait être de mise. C'est alors que David évita l'attaque du premier homme pour ensuite lui envoyer le manche de son arme dans le front. L'homme tomba inconscient instantanément.

(HS à vous l'honneur Nathan Wink)

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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Ven 6 Avr - 19:13

Tout ce passa rapidement, tout sembla aller assez vite et en même temps semblait prendre une éternité a arriver.

Le village en vue…

Un cor qui sonna pour annoncer leur arrivée.

La foule… Une foule dense, qui se rassemblait. Une foule bien dense…
Dans cette foule justement, Nathan avança, toujours monté sur ce cheval lourd qui lui avait été attribué à la caserne avant de partir.

La joie, les rires, les pleurs… Des cris…
Beaucoup d’émotions…

Sir Cartier semblait très affecté, très touché par cet accueil. Mais Nathan ne dit rien…

Sir Cartier descendit de cheval et s’avança vers deux femmes.

Il ne perd pas de temps pensa Nathan Et il a bon goût en plus…

Puis un cri retentit… Un cri non plus de joie, mais de guerre, ou plutôt d’alerte… David réagit rapidement et partit a pied renonçant a remonter a cheval. Il courait vers l’entrée du village… Nathan, toujours a cheval, essaya de se frayer un chemin dans la foule rassemblée autour de lui, maintenant paniquée. Au passage, il attrapa les rennes du cheval de David, ça pourrait toujours lui servir plus tard… Mais ça le ralentissait encore plus…

Là a l’entrée était déjà Sir Cartier face a un ennemis… Ici était Nathan, stupidement bloqué. Heureusement la foule se faisait moins dense, et les déplacements plus aisés…

Nathan arriva enfin à l’entrée du village où se battaient déjà quelques hommes, mais bien que David aille étalé un adversaire assez facilement, l’avantage n’était pas en faveur du petit groupe Royale.
Nathan sortit sa lame, lâcha le cheval de David et fit tournoyer son épée, puis il lança sa monture au gallot fonçant sur l’ennemi qui confiant par l’avantage numérique, avançait vers eux. Bientôt le cavalier dépassa le coureur, puis les deux soldats restés en surveillance à l’entrée du village. Le choc était inévitable, l’ennemi se rapprochait dangereusement. Un coup a gauche d’abord pour parer une attaque au flanc, puis un coup a droite pour frapper un fantassin qui sous le coup s’écroula… Un second coup a gauche pour dévier un pique et enfin un coup de botte pour repousser un soldat essayant de le désarçonner… Voilà où en était Nathan : En plein cœur de la bataille, au milieu des ennemis…

Mais combien de temps parviendrait il a résister ???
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Eleonore Valence

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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Sam 7 Avr - 18:57

Les acclamations de la foule, les sourires des villageois, les appels à la félicité, tous ces éclats de joie eut égard à l'arrivée des chevaliers de Naraya dans le village, n'avaient d'attrait sur Eléonore à l'instant ou David fit son apparition.
Chaques secondes qui s'écoulaient à portée de vue, écartaient un peu plus l'illusion qu'elle se faisait de la présence de cet homme... A chacun de ses mouvements de celui-ci, le flou qui embrumait la perception visuelle d'Eléonore, s'évanouissait pour laisser apparaître David dans les moindres détails. Elle n'avait nullement besoin de s'en approcher, de le toucher, de sentir son regard posé sur elle, pour que cet instant ne perdure à jamais dans sa mémoire, se gravant d’innombrables images indélébiles.

Alors qu'elle se tenait à bonne distance en comparaison de l'encerclement humain avec les soldats de Naraya en son centre ; alors qu'elle n'était pas encore la cible des yeux de David ; elle adopta comme s'ils étaient siens les symptômes d'évanouissement qui l'a prenaient à bras le corps tel que son frisson constant et son immobilisme.

Elle s'étonna de sentir son cœur bondir lorsqu'elle portait sa main à sa poitrine.
Sans plus de geste ni sourciller du regard, elle su le décrire parfaitement.

    Il avait toujours cette chevelure brune pouffée par des batailles récentes sûrement ; Qu'elle aimait les ébouriffer..
    Ses yeux vert qui lui rappeler la pureté sauvage de la forêt dense et impénétrable ; Qu'elle aimait à s'y plonger.....
    Et, ses habits de soldat qu'il portait continuellement, inlassablement, comme emblème de son courage et son cœur ; Qu'elle craignait à les voir sur lui............
    Connotation des péripéties qu'il affrontait et de ses absences maintes fois répétées, synonyme de sa dévotion et de l'abandon envers Eléonore.


( Il est en vie ! ) Furent les premières pensées d'Eléonore.

Elle ne démentit pas son regard, il se comportait avec humilité, au côté de ses confrères d'armes, face à la reconnaissance des habitants du village.

Puis, au moment ou David se rendit compte de la présence d'Eléonore, les yeux de cette dernière laissèrent une impression plus intriguée que jamais.
Le bouleversement grandit davantage alors qu'il décidait de la rejoindre. Elle arrondit à peine ses prunelles saphirs en se demandant que faire, impuissante de le voir descendre de cheval et d'avancer à elle, de leur regard mêlé de ces deux êtres ne formaient plus qu'un ..
Elle le vit entrouvrir la bouche pour parler à distance mais elle ne perçut pas le son timide qui s'en échappait, c'était comme si elle buvait jusqu'à son souffle.
Il n'avait d'yeux que pour elle, et ne l'avait pas oublier..!?
Jonchant le petit peuple vers les deux dames, elle se recula un pas en portant fébrilement sa main sur le bras de Verena, sans en être consciente, sa seconde main pressée un peu plus encore contre son cœur.
Le sourire gêné qu'il traça sur son visage, la laissa à demi-confiante quant à l'aboutissement de l'approche du soldat.

Partagée entre la jeune enamourachée d’antan et la femme mariée qu'elle était devenue, elle s'était souvent imaginée leurs retrouvailles, mais était bien loin de se doutait de l'emprise qui la tenaillait présentement.
Le baffer afin de lui témoigner de toute la souffrance qu'elle avait connue comme si elle l'aimait toujours, ou se blottir dans ses bras pour ne plus jamais être séparé de lui ? Bien que tenter par la première option, ces choix simplistes lui semblaient bien obsolètes, rien était plus comme avant. Cinq années les séparées et tant de choses avaient changé.

Nul mot ne vint à se faire entendre, les sourcils d'Eléonore se plissèrent comme chagriner, ainsi prostrée face à lui, attendant que la main de David s’exécute, elle subit la situation.
C'est alors qu'elle entendit un cri de fond et le regarda se troubler et partir auprès d'un de ses compatriotes.
Elle baissa ses bras et serra les poids en restant sur place. Elle comprit, une fois de plus, qu'il s'éloignait à l'appel d'une alerte.
Inflexiblement raide, elle lança frustrée à sa tante ses quelques mots d'une voix posée et dure qui laissait percevoir sa colère interne :

" On ne change pas son destin. "

Cette courte phrase, était aussi bien adressé à David qu'à elle.

Tandis que l'attroupent se dispersaient dans tous les sens, et qu'elle sentit l'appui de sa main de sa tante sur elle pour trouver refuge, Eléonore se demeurait clouée au sol.
Ses yeux vidés de toutes chaudes lueurs se perdaient au devant, sans vraiment distinguer quoique se soit, elle fut aveuglée par toutes les émotions qui remontaient à la surface pendant ses 5 ans, si bien qu'elle ne vit pas qu'il était entrain de la supplier très clairement de rester du regard.
Au moment où un projectile fut lancé dans leur direction, une monture se dressa entre elles et l'objet.
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Crowen
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Sam 7 Avr - 20:16

Ce message ne doit pas être prit en compte étant donné que le personnage de Claire Beaudelle, qui est impliqué dans le présent RP, n'a pas été mise au courant du déplacement. Elle était absente. Donc ne pas prendre compte du présent message dans la suite du RP de David et Nathan.


Dernière édition par le Mar 10 Avr - 7:28, édité 1 fois
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Nathan de la Fere
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Sam 7 Avr - 23:24

Avec acharnement, Nathan se battait, bien décidé a ne pas mourir lors de son premier vrai combat...
Nathan était un bon combattant, mais les champs de bataille, trop peu souvent il avait put les parcourirs... Sa connaissance du combat, il la devait au tournois et a l'entrainement quotidien, mais aussi a quelques mauvaises rencontre, comme pour tout le monde a cet époque...

Petit a petit, le cavalier fut submergé... Trop d'ennemis autour de lui, dut a son inexpérience, il c'était trop avancé dans les lignes ennemies... Et bien que tenant tête a trois soldat, Nathan fut sauvagement désaconé par un cavalier qui avait lancé sa monture contre la sienne. Le choc fut violent ce qui le fit décollé de sa selle, mais le choc suivant fut encore plus dure a encaisser...

Lourdement, Nathan percuta le sol dans un bruit sourd de feraille... Son armure avait amortit la chute... Une manière de voir les choses...

Le regard embrumé par la sueur, par le sang et par la pousière, Nathan fut obliger de fermer les yeux...
Il ne voyait plus rien, et pourtant il savait qu'un danger était proche... En même temps par trés difficile a deviner, il était au coeur même de la bataille... Dans la bouche, le gout de la terre et autour de lui, le bruit se faisant de plus en plus pressant, le fer qui s'entrechoc, une flèche qui passe a vive allure a quelque metres audessus de lui. Le cris d'agonie d'un soldat, les sabots d'un cheval qui fonce sur lui... Qui fonce sur lui??

Par pur réflexe, Nathan roula sur lui même évitent de justesse le cavalier qui arrivait sur lui pour le piétiner...
Puis, ouvrant les yeux, il vit celui-ci faire demi tour. Nathan serra le pommeau de son épée... Son épée?? Mais il n'avait plus son épée... Elle était là a cinq pas de lui... Jamais il n'aurait le temps de la ramasser avant l'arrivée du cavalier...

Devans lui, Nathan vu défiler des immages, de belles images... La Fere, sa terre natale, ses parents, un beau couché de soleil, Alice... Oui Alice... Ce serait son dernier souvenir avant de mourir, ce serait ce qu'il emporterait avec lui. Le doux baisé qu'elle lui donna langoureusement, tendrement et avec fougue a la fois. Le doux parfum de ses cheveux, la douce senteur de sa peau... C'est ce qu'il voulait garder...

Nathan prit le ruban que la jeune fille lui avait donné en gage d'amour, pour qu'il se souvienne d'elle, il le prit et le serra trés fort...
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Alice de Naraya
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Dim 8 Avr - 7:26

hj : désolée je ne fais que passer mais affraid

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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Dim 8 Avr - 9:34

(HS... bon, je vois que je n'aurai plus le choix Razz. Je réponds demain, salut)

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Verena Renata

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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Lun 9 Avr - 12:22

[Ouh là là, je suis vraiment désolée, Eléonore ! J'aurais dû t'envoyer un mp pour te prévenir que j'allais vraiment tarder à répondre... scratch enfin, voilà : enfin une réponse Rolling Eyes ]

Ah, quel bonheur de côtoyer de nouveau sa nièce ! Verena se délectait de chaque seconde en sa compagnie, bien qu’elle ne fût avec Eléonore que depuis quelques minutes. La jeune fille lui avait tellement manqué… cette réalité bouleversa Verena, qui en vint à se convaincre qu’elle avait plus souffert du manque qu’elle avait ressenti pour la jeune femme que pour son propre fils. Mais ils étaient si différents !

Eléonore impressionnait sa tante par son tempérament singulier, qui pouvait la faire paraître fragile alors qu’elle était forte. Et puis, sa faculté de faire passer aussi facilement ses émotions, de sorte que l’on ait qu’à l’observer attentivement pour deviner ce qu’elle pensait. Au moins, on ne risquait pas d’être assommé par des propos sempiternels à tout bout de champ, comme nombre de personnes le font à cause de la crainte d’un silence oppressant, malaisé. Mais pour la marchande, qui avait l’habitude d’œuvrer dans le tapage des marchés, de la ville et des ses habitants bruyants, il n’y avait rien de mieux que la compagnie d’Eléonore pour être en paix. Nul besoin non plus de paroles pour exprimer l’affection que ressentait Verena pour sa nièce : cela se voyait dans le ton doux de sa voix lorsqu’elle lui parlait, l’inhabituelle égalité d’âme qu’elle manifestait à ses côtés.

Tandis que son fils… oh, ça n’était pas la même chose, bien au contraire. Il était en tous points différent à Eléonore, et ressemblait davantage à sa mère, et ce aussi bien par sa physionomie que par son caractère. Le jeune homme était déjà plus jeune, et beaucoup plus immature, préférant courir les filles plutôt que de songer à son avenir. Et son attitude légère laissait Verena déconcertée : quelle opposition avec son père ! La marchande en venait même à regretter de s’être séparée de lui, dix-sept ans auparavant : elle était persuadée que cela aurait changé quelque chose, et la présence paternelle aurait mis davantage de plomb dans la tête écervelée de Joannes. Enfin, il était bien tard pour les regrets… et Verena n’arrivait pas à se faire à l’idée que le jeune homme n’était pas un fils parfait.

Le magnifique sourire que lui adressa Eléonore eut le don de faire fondre Verena, qui le lui rendit non sans moins d’affection. Sa bonne humeur diminua d’un cran lorsqu’à sa demande, la jeune femme se crispa et continua de la vouvoyer un peu raidement. Avec un petit pincement au cœur, Verena hocha lentement la tête avec un air compréhensif, bien qu’elle avait un peu de mal à saisir la raison d’une telle méfiance. Quoi que… ce n’en était pas véritablement, même si cela y ressemblait. Non, Eléonore devait être trop habituée à se comporter ainsi avec autrui, pour y déroger aussi facilement. Néanmoins, Verena avait la certitude que ce n’était pas peine perdue, et elle emboîta le pas de sa nièce sans dire mot.

Elles s’engagèrent ensuite sur le petit sentier qui menait au village d’Ordeanguel et que lui avait indiqué avec amabilité Eléonore. Verena ne pouvait marcher sans sautiller, et la jeune femme devait avoir davantage l’impression d’avancer avec un cabri plutôt qu’avec une femme. L’entrain coutumier de la vagabonde était revenu, et elle respirait à pleines bouffées cet air frais et qui sentait bon la liberté et la nature. Comme la forêt se trouvait à quelques dizaines de mètres du village, elles eurent tôt fait d’être arrivées. Verena se perdit en instant dans ses pensées et ne fit guère attention au trajet qu’elles faisaient, suivant Eléonore avec légèreté, son esprit errant dans les méandres de son âme plutôt que dans cette ville autrefois familière et aujourd’hui presque inconnue. La poussière que soulevait le vent piquait les yeux dorés de la vagabonde, qui clignait avec agacement, essayant de faire partir les microscopiques grains de sable qui la démangeaient.

Se frottant les yeux avec un froncement de sourcils agacé, Verena surprit le regard clair de sa nièce sur elle, et toute trace d’irritation s’effaça immédiatement. Le sourire malicieux de la jeune femme l’intrigua et avant même de lui demander ce qu’elle avait derrière la tête, son chant aérien s’éleva. Parfois hésitant, parfois ferme, toujours gracieux. La vagabonde resta sans voix, fixant Eléonore avec une surprise émerveillée. Que c’était joli ! Enchanteur ! Et assez flatteur… les pommettes de Verena rosirent, mais son trouble fut dissimulé par son teint hâlé. Eléonore conclut son chant improvisé par un rire et sourire qui, une fois de plus, émurent la marchande jusqu’aux tréfonds de son âme. Oh, elle ne se lasserait jamais d’Eléonore ! Son naturel imprévisible charmait toujours Verena, qui n’arriverait jamais à s’y habituer.

Le sourire que la tante décocha à sa nièce manifesta toute la reconnaissance, l’admiration qu’elle éprouvait pour elle. Et ce fut avec une voix légèrement émue que la sensible Verena répondit laconiquement à son interrogation.


Bien sûr, si tu le souhaites…

Un trop-plein d’émotion avait noué sa gorge, et la jeune femme ne savait que dire. Tant pis, elle se plierait à l’attitude d’Eléonore, et se contenta de sourire avec sérénité, son beau visage illuminé par le bonheur. Ce fut pour cette raison qu’elle mit un certain moment à déceler chez sa nièce un changement subi d’expression. En effet, Eléonore s’était arrêtée et fixait un des soldats qui se trouvaient non loin d’elles, stupéfiée. Et encore, le mot était faible ! Elle était devenue d’une pâleur extrême, sa bouche rosée à demi-ouverte par l’ébahissement.

El… Eléonore ?

Demanda Verena avec incertitude, mue soudain par un affreux sentiment d’incompréhension. Elle savait pertinemment qu’elle ne lui répondrait pas ; elle ne semblait plus être là, son esprit s’étant envolé elle ne savait où. Oui, c’était comme si le temps venait de s’arrêter… La vagabonde la vit frémir, et le visage marqué par l’inquiétude, elle tourna brusquement la tête vers cet homme qui était la cause de tant d’émotions. Celui-ci s’était figé, puis s’était résolu à les rejoindre. Ou plutôt, rejoindre Eléonore… Verena ne l’avait jamais vu, elle en était persuadée. Mais sa nièce ne lui avait jamais parlé non plus d’un homme, à part son mari ou son père.

Alors, qui était-il ? D’où venait-il ? Qu’avait-il fait à Eléonore, pour qu’elle réagisse ainsi ? Un pli soucieux s’était dessiné sur le front bronzé de Verena, qui considérait ce parfait inconnu avec une grande curiosité, mais aussi avec appréhension. Avait-il fait du mal à la jeune femme, pour qu’elle se trouvât dans cet état ? Etait-ce alors pour cette raison qu’elle ne lui en avait jamais touché mot ? Non, cela ne tenait pas debout… Et puis, cet homme était un soldat du roi de Naraya… Comment donc avaient-ils pu se rencontrer ?

Une avalanche de questions agitait Verena, qui triturait avec nervosité l’ourlet de sa veste. Elle se tenait près d’Eléonore, de sorte à être à la retenir si ses émotions la feraient s’évanouir. Et le jeune homme s’avançait toujours… D’ailleurs, lui aussi ne semblait pas être épargné par l’émoi. Une fois en face d’Eléonore, il lui déclara des mots qui certifièrent à Verena que quelque chose avait uni sa nièce et ce mystérieux inconnu. Puis, il fit un geste étrange : il donna à la jeune femme un collier, avant de s’en aller aussitôt vers la zone de combat… de… combat ?!

Les yeux écarquillés, Verena regarda tour à tour le village attaqué et Eléonore, sidérée par cette situation qui lui semblait irréelle. Mais… que se passait-il donc ? Aucun mot ne parvenait à sortir de sa bouche et de sa gorge asséchée. Et les paroles sévères d’Eléonore achevèrent de la déconcerter.


" On ne change pas son destin. "

Verena ne sut si elle saisissait vraiment la signification de cette phrase prononcée avec dépit, et si seulement elle lui était destinée. Mais elle en fut profondément touchée. Lui faisait-elle soudainement le reproche d’avoir voulu changer de voie, de brusquer le destin afin d’échapper à un avenir qui l’effrayait et qu’elle n’avait pas le courage d’affronter en face, comme Eléonore le faisait chaque jour ? Peut-être… et un grand sentiment de culpabilité et d’aigreur envahit la vagabonde, qui ne s’était pas sentie aussi amère depuis très longtemps. Depuis le moment où elle avait tout quitté dans l’espoir d’une existence moins morne. Depuis le moment où elle avait choisi de faire cavalier seul, et de partir au devant de son amour de toujours. Depuis le moment où elle avait abandonné son fils chez sa tante qui l’avait recueuillie autrefois, mère indigne qu’elle était ! Qu’elle se plaignît du peu d’autorité qu’elle avait sur lui, du manque de reconnaissance qu’il avait pour elle !

Néanmoins, malgré ses jambes devenues brusquement lourdes comme du plomb et flageolantes, la marchande ambulante continua de soutenir Eléonore de sa poigne ferme sans être dure, réconfortante et maternelle. Au cœur du village, la bataille faisait rage. Elle prit Eléonore par le bras tout en ne cessant de regarder Ordeanguel avec une mine désemparée, et fit un geste de la main vers la forêt, qui lui intimait de se retirer à l’abri dans les bois.


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David Cartier
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MessageSujet: Re: Sur la route (David et Nathan)   Mar 10 Avr - 10:39

David, qui venait d'assomer son premier brigand à l'entrée de la ville, avait compté 15 brigands qui s'attaquaient au village songea-t-il, mais plus les secondes s'écoulaient, plus il se disait qu'ils étaient peut-etre bien ici pour eux finalement? La présence qu'il avait sentit dans les bois... c'était peut-etre eux.

Quoi qu'il en soit, il fallait se dresser contre ces brigands pour garder le village en sécurité. Si un seul civil serait tué, cela aurait été de leur faute, faute que David ne saurait se pardonner. David sentit sa monture qui était maintenant rendu derrière lui. Il fit un demi-sourire en remerciant Nathan intérieurement pour cela. David rangea son arme à deux mains pour commencer à grimper sur sa monture. Quand il mit son pied dans l'étrier, il remarqua que Nathan tomba lourdement au sol juste avant d'être submergé par le nombre d'ennemi.

Les pensées de David s'activèrent à une vitesse phénoménale. Seulement le fait d'imaginer un noble de Naraya se faire tuer à la Morclé... quel débat diplomatique tout cela engagerait. David ne pouvait pas laisser faire cela. Il saisit donc une épée à une main de sa selle avant de reposer le pied au sol et se diriger vers Nathan.

Alors qu'il ne lui restait que quelque pas, un homme allait abattre son épée sur le noble. Mais Nathan ne semblait pas vouloir bouger, il tenait quelque chose à la main. David envoya son épée vers l'homme. Tout ce que ce dernier doit avoir entendu c'est une lame qui tournait au rythme du vent avant de se planter dans la poitrine. L'homme lache son arme et il tomba à genou, laissant couler un peu de sang de sa bouche.

David courait toujours en direction de Nathan quand un homme s'interposa. David, sans arme, n'eut pas le temps de dégainer son arme. L'homme tenta de frapper David de droite à gauche alors que ce dernier recula pour éviter le coup. Quand l'arme de l'homme finit sa course dans le néant, il laissa la garde de l'homme à découvert pendant deux secondes... deux seoncdes de trop. David se retourna pour aller appuyer son dos sur le bras de l'homme. Aussitot, David étant entre l'arme et l'homme, David envoya son coude sous le menton de l'homme avant de faire continuer son coup et d'envoyer son poing également. L'homme tomba inconscient au sol.

Maintenant, David était au pied de Nathan. Il prit tout de même le temps de saisir son arme avant de trouver celle de Nathan à deux pas de la sienne. Il saisit les deux armes avant de remettre celle à Nathan. Il lui dit:

- Tenez ceci monseigneur

David saisit Nathan par le bras et par son armure avant de commencer à le trainer. Il devait l'éloigner du combat. Nathan avait-il peur? Avait-il été blessé? Manquait-il d'expérience? Ce n'était pas le moment de se poser des questions. Si Nathan était au sol, il devait bien y avoir un raison. Alors, l'éloigner du combat était la meilleure chose à faire.

Un autre brigand arriva. David déposa Nathan au sol et il bloqua les quelques attaques de l'homme. Mais, David devait le mettre hors d'état de nuire rapidement, car sinon, d'autres viendront bien assez rapidement. David envoya un coup parallèle au sol pour lacérer les cuisses de l'homme. Dans le mouvement, il lacha pendant quelques temps son manche d'épée pour la saisir en pointa l'arme au sol. Pendant que l'homme était toujours sous la douleur du coup porté à ses cuisses, David envoya son arme perpendiculairement à son dernier coup pour couper l'homme à partir des côtes jusqu'à l'épaule. David leva son arme, fit un pas par en avant et il abaissa son arme pour la planter dans le dos de l'homme.

La victime tomba sur Nathan. David l'écarta rapidement du noble et il ressaissit à nouveau Nathan pour continuer à le tirer vers une zone sure. Pendant ce temps, il regarda à l'intérieur du village pour être sûr qu'Eléonore n'était pas en danger, qu'elle allait bien... selon les circontances. David s'en voudrait de voir un civil tué dans l'opération, mais il s'en voudrait encore beaucoup plus s'il arrivait quelque chose à la douce Eléonore.

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Each time I drew my sword, I don't consider what I was killing, but what I was allowing to live...
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Sur la route (David et Nathan)
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