NARAYA

Le Jeu du Royaume de Naraya
 
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 Demeure des Valence

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Eleonore Valence

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MessageSujet: Demeure des Valence   Lun 30 Avr - 11:40

Eléonore s’éveilla de ce qu’elle sentit être un lourd sommeil. Quand elle ouvrit ses yeux endormis, elle fit le tour de la tête pour constater qu’elle était dans son lit, dans sa chambre et seule.
Un petit sourire inconscient arbora son visage de ce qu’elle crut être un rêve.
Puis, d’un mouvement vif, elle dressa son dos ce qui fit glisser les draps pour se retrouver en position assise.

( Mais … je n’ai pas rêvé … )

Tout lui semblait si réel, mais cela ne pouvait être, elle se refusait à le croire.

( David…et ma tante ?? )

Elle se secoua la tête comme pour s’enlever le flot de pensées qui la gagnait à son éveil.
Ce n’est que quelques secondes après qu’elle constata qu’elle était dans une de ses tenues légères, qu’elle n’avait pas du tout l’habitude de porter, ce qui lui valut de la faire rougir.
Elle remarqua ensuite que la chaise située en coin portait son linge soigneusement rangé d’une façon qui ne lui était guère coutumière.
A l’idée qu’on l’eut débarrasser de ses vêtements contre ces derniers, elle se laissa aller en se faisant chuter, son dos à nouveau joint au lit, elle ramena ses draps sur elle pour s’y cacher.
N’ayant comme vision plus que le celle de faible lumière qui traversait la couleur crème des tissus, elle souffla à demi sourire se faisant soulever très légèrement.

( Ce n’est pas possible, cela ne se peut … hum… )

C’était comme si elle venait un rêve bien réel ! Mais pourquoi l’éclat dansant sur son visage perpétuait agréablement ? Elle n’en était pas très contente et se le reprochait sans pouvoir malgré tout réprimer la pointe de joie qui s’enflammait dans son cœur.

C’est alors qu’une voix calme et tahie d’une faible tonalité assimilable à de l’inquiétude s’adressa à elle sans qu’elle n’est eu le temps de se rendre compte qu’une présence avait pénétrée dans sa chambre et l’observait de façon amusée.

A cela, elle releva les drap qui la recouvrait encore de la tête au pied.
Son interlocuteur pouvait aisément lire la surprise d’Eléonore sur son visage ainsi que sa gêne sur ses joues.
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Jeu 3 Mai - 10:02

David allait cogner mais il retint son mouvement. Était-il noble de sa part de cogner à une heure si tôt le matin? Au début, il allait tourner les talons, mais plus il se parlait, plus David se disait qu'il venait que pour prendre des nouvelles et voir si elle allait bien. Après tout, il y avait eu une attaque hier. Donc, il fallait s'assurer que tous allait bien.

Finalement, il cogna à la porte. Pas de réponse. Il frappa à nouveau, mais toujours pas de réponse. David se mit à imaginer le pire. Il pouvait y avoir un problème, peut-etre qu'il y avait des brigands qui ont rôdés durant la nuit? Quoi qu'il en soit, David devait en avoir le coeur net. Il n'avait pas fait tout ce chemin depuis Naraya pour se buter à une porte close.

David sortit son épée et il ouvrit la porte qui n'était pas vérouillée. L'arme à la main, David franchit le seuil et il n'y avait pas personnes à l'intérieur. Il ne voulait pas crier, peut-etre que cela effrayerait les brigands et que le pire pourrait se produire. Il y avait une porte au fond de la pièce, probablement la chambre à coucher. C'est à pas de loup que David avança, sans faire de bruit. Il arriva à la porte. David allait l'ouvrir quand il se dit que peut-etre qu'elle était avec son mari. Gêné par cette pensée d'interrompre un ébat amoureux, David prit soin d'écouter. Il n'y avait pas un son.

Donc, confiant par cette découverte, David ouvrit rapidement la porte, faisant le plus de bruit possible pour avoir l'avantage sur un effet de surprise... Mais, quand David finit d'examiner la pièce, c'était autant lui que la personne sur le lit qui avait eu cette effet de surprise. David regarda Eléonore qui ne dépassait que par un bout du visage de ses couvertures. David avait les yeux ronds et il rougit instantanément. Il regarda Eléonore et il dit:

- Euh... je... Désolé...

David regarda ensuite le reste de la pièce et il remarqua qu'il tenait toujours son épée à la main. Il la rangea rapidement, en se coupant un peu le doigt à cause de la nervosité. David se retourna et il regarda le ciel pour implorer le pardon de sa faute. Il ajouta:

- Eléonore... je vais vous attendre de l'autre coté. Prenez votre temps

Et c'est sur ces paroles que David sortit de la pièce. À moins qu'elle insistait pour qu'il reste. Quoi?? Qu'est-ce que David venait de s'imaginer là. Non, efface cela de ta mémoire, indigne.

David sortit de la pièce et il allait dans l'autre pièce. Il s'assit et il regarda à l'extérieur, en attendant qu'Eléonore veuille bien venir voir David, ce dernier qui avait encore le coeur qui pompait à 200 battements minutes

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Eleonore Valence

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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Mer 9 Mai - 18:51

Alors que ses fines prunelles aussi ténébreuses que pétillantes s’arrondirent sur la vision de David dans sa propre demeure, dans sa chambre même ( !!! ) Eléonore rabattit rapidement les draps sur elle en prenant une position assise au profit de sa position allongée initiale.
Adossée contre le rempart du lit, comme un petit chat craintif à l’angle un mur qu’on essaiera d’attraper, elle ‘réussit’ vaguement à balbutier en fixant David :

« Heuumm !! .. ?? .. (xjhedxuizzfhbrzzxzzgr Oo …) »

Que faisait-il chez les Valences, qui plus est avec une arme en poigne à trois petits mètres seulement de la couche de la maîtresse de maison ?
Elle était en droit de se poser la question, ce qui fut le cas, et de lui demandait des explications comme m’importe qui se retrouvant dans sa situation l’aurait indubitablement fait, ce qui ne fut pas le cas cette fois ci.
L’esprit d’Eléonore était de nature vagabonde et bien moins conventionnelle ou formelle vis à vis de ses proches. Une pensée bien plus haute l’occupait :

( Il… Il est là ! Bien en chair et en os ! Il.. il n’a pas changé.. ! )

La rougeur la plus grande colora ses joues, et même sans vouloir le laisser paraître, un charmant sourire voleté sur son visage, et pour cause, le seul faite de voir leur gêne mutuelle l’amusait nerveusement.
Le corps d’Eléonore, très réactif, se réchauffa d’une douce vie électrique comme si elle ne l’avait jamais quitter, comme si David ne l’avait jamais quitter !
Troublée de cette état, elle passa une main de haut en bas le long de son bras dénudée à plusieurs reprises.
Au fil des mille et une pensée qui la traversait, Eléonore n’osa prononcer un seul mot, mais elle s’arrêta sur l’une d’elles qui la perturba fortement !!

( Mais… !!?? Ho !! )

« Daviiid ?? »


Aussitôt, elle regarda successivement, la tenue de nuit qui lui avait été mise pendant son évanouissement, le linge qu’elle portait en ville juste avant rangé sur le siège puis scruta David d’une air tout aussi interrogateur qu’intimidé :

« La personne qui s’est affairée à … !?… »

La question de savoir qui avait pu la revêtir lui brûlait les lèvres, mais elle ne put aller plus loin en parole, prise d’une embarras de plus en plus pressant, elle renforça les draps contre elle.
De plus elle décida maladroitement de détourner le regard vers le tapis bordeaux attaché au mur pour ne pas étaler sa confusion, laissant ainsi apparaître son profil gauche plus que teinté.
S’il y avait un volcan qui devait exploser aujourd’hui, il portait le nom d’Eléonore Valence car il n’y avait pas plus rouge qu’elle à ce moment précis.
Ne sachant que faire ou dire, elle se donna au mieux la volonté de se blottir dans ses parures de lit en regardant avec impuissance son … avenant, le tout en se dissuadant de savoir ce que David pouvait songer en la regardant ainsi !

( Non… Ca ne peut pas être lui qui… )

Elle aurait voulut replonger dans les draps toute entière pour s’y fondre si cela avait été possible.
Même si leur nombre était suffisant pour dissimuler allègrement ses formes, le seul fait de constater qu’il portait ses yeux confondus sur elle, faisait battre le cœur de la jeune femme de surcroît.
L’ébullition qui fusait dans son esprit se tassa avec le silence qui précédèrent les dire de David.
A l’instant où il se coupa gauchement la main, les sourcils d’Eléonore froncèrent et s’enquirent d’une confiance en elle qu’elle avait perdu la seconde d’avant.
Elle ne voulut pour rien au monde laisser couler une blessure qu’elle eut été superficielle ou pas.
Donc elle fit ce qu’elle prévit de faire et se mouva doucement très stressée.
Elle répondit en temps souhaité aux excuses formulées par ce dernier en même temps :

" Ce.. Ce n'est rien... "

Toutefois, désorganisée par la situation, c’est d’un geste timide qu’elle leva tous ses draps à l’exception du plus léger pour faciliter ses déplacements.
Elle finit donc par le passer autour d’elle pour se taire ses formes autant qu’elle le put et regarda droit devant pour ne pas avoir à s'angoisser de contempler le résultat de son action.
Dans un élan tout aussi mal coordonné, elle posa un pied à terre sans dire mot, et se prit le suivant dans le dit drap, ce qui eut pour conséquence de la faire chuter lamentablement.
Ventre à terre étalée sur son drap, la jeune Eléonore ne put que se congestionner de son état.
Elle ferma ses yeux avec force en laissant s’échapper une petite réprimande :

« Diantre ! »

S’il y avait pu avoir devant elle un trou qui menait tout droit au centre du globe, elle y aurait rampé pour s’y terré.
L’indécence qui l’habilla présentement, n’avait d’égale que le charme torride qu'elle dégageait si frèlement pour l’époque.
A la seule vue de ses jambes à demi- nues couvertes jusqu'à ses genoux par une blanche soierie, on ne pouvait s’empêcher de contempler sa peau nacrée, qui laissait deviner la douceur à ressentir au touché.
La position dans laquelle elle se trouvait offrait des perspectives qui laissaient rêveur quitte à se damner pour apaisait une sensation montante casi-irrésistible.
Engourdie un instant par le choc contre le sol, elle se ressaisit passivement en se redressant et s'entourant à nouveau du tissu.
Par la suite, elle secoua sa tête pour remettre en place ses boucles blondes jusque là en désordre.
Naïve, elle était loin de s'imaginer ce que la scène avait pu éveillé chez lui excepté le fait qu'elle avait pu passer pour une gourde.
Elle tourna en dérision d'un sourire arboré et le cœur bien accroché, elle dit d'une voix toute aussi agréable pour détendre l’atmosphère :

" ON ne se moque pas ! Je me doute que je n'ai pas la dextérité d'un chimpanzé ! "

Etait-il entrain de la contempler avec des yeux amusés ou enchantés par le spectacle.
Il s'agissait assez d'un scénario catastrophique à l'avis de la jeune femme !
Arf ! Peu lui importait, ce qui était fait était fait, il ne s'agissait que d'un incident, des plus déroutant certes ! Mais un incident... un incident... MARQUANT en tout cas et qui trottait encore très certainement dans leur tête !

Elle prit un mouchoir sur la table de nuit, et se retourna à David sans cependant lever les yeux vers lui. Elle n'avait pas encore l'assurance suffisante pour le regarder, bien au contraire, David était peu être interloqué ou pire...!
Dans son avancé, elle agrippa un peu plus son drap autour d'elle pour se maintenir couverte aux yeux de celui-ci, mais elle n'en était pas moins décontenancée.
Diminuant les mètres puis centimètres qui les séparaient, elle attrapa avec attention la main égratignée du soldat en fixant son regard dessus pour ne pas le fixé dans les yeux de son interlocuteur.

( Il est chaud ) Constata-t-elle avec tendresse en prenant sa main dans la sienne.

Se demeurant muette en appuyant soigneusement le mouchoir à l'endroit ou le sang commençait à goutter et observa David dont le regard semblait fouiller au fond de l'âme Eléonore.
Il capturait sans mal ses sens même s'il avait apparemment le souffle court. Elle l'écouta silencieuse est attendit qu'il s'exécute à quitter la chambre.
Sauf qu'une chose la fit le retenir à elle, le collier...

La main d'Eléonore glissa sur le torse de David pour caresser du bout de ses doigts le pendentif qu'il avait autour de son coup.
Une lueur secrète se confina dans ses yeux jusqu'à l'envahir complètement.
La nostalgie de chaques bons moments passés avec lui, cela même qu'elle s'acharnait à oublier, revinrent à la surface comme un bout de bois qu'une vague venait de déterrer de dessous les profondeurs.
Elle défit ses yeux du collier et plaça sa main sur la poitrine de David avec délicatesse, comme l'on fixe une œuvre d'art à un mur. Le cœur du soldat battait à toute allure, entraînant celui d'Eléonore dans la même cadence !

(..!) A cela, elle retira vivement sa main et recula d'un pas, confuse, se demandant si elle avait fauté de se tenir si proche.
Elle prit une grande inspiration et se fit inquiète de savoir comment allait son compagnon.

" Tout va bien ? Vous... " ( ??...............................) Son regard changea dès qu'elle eut finit de prononcer ce seul mot.

C'est alors qu'elle se souvint de toutes ses peines...
En effet, elle venait inconsciemment de le vouvoyer, comme pour tous les autres pour qui si elle eut prit habitude de le faire en considérant que tous ceux qui l'approchaient restaient des étrangers à son âme.
Pourquoi l'en blâmer ? Elle s'était retrouver museler sans que personne n’y puisse concrètement quelque chose. Ses chaînes invisibles restaient malgré tout bien présence sur elle, maintenant comme chaque jour d'avant depuis 5 années, le retour de David n'en changé absolument rien.
Son cœur s'était résolument fermé à tous même à lui... les habitudes sont tenaces.
Sa mine grisa et sa voix se fit entendre de manière plus réservée, le changement était radical :

" ..........Vous faites preuve d'autant d'audace que de maladresse .... Sir Cartier.. "

Parlait-elle de cette audace qui le fit entrer dans la chambre commune à elle et son époux, ou de celle qui le revenir à elle après cinq ans d'absence ? Ou les deux...?
Très certainement un peu des deux.. Car, elle était encore un peu rebutée à tous ce qui arriva si soudainement, c'était pour elle le renouveau de quelque chose qui finirait peu être encore ? Et puis, renouveau... Bien limité... Après tout pouvait elle laisser une place dans son cœur meurtri à un homme alors qu'elle était déjà marié ? Bref, elle se résolut à refouler tout cela... en ... divagation ... Le temps avait fait son œuvre.

C'est alors que lui traversa à l'esprit l'éventualité que David aussi avait sûrement fait son chemin avec une autre femme depuis tout ce temps.
Elle blêmit doublement à cette idée.
Craignant de verser une larme, elle répliqua tant qu'elle le put d'une voix vacillante :

" Gardez le ... Le mouchoir "

S'enfonçant un peu plus dans le souvenir grinçant des flots de larmes qui avaient pu s'assécher sur des mouchoirs comme celui-ci, Eléonore n'avait guère plus d'attrait pour les bien matériel.
Elle songea au fait que si ce mouchoir pouvait servir à David .. Ou a un autre .. Il aurait beaucoup plus d'utilité qu'à elle-même.
D'ailleurs, elle en était plutôt satisfaite après tout.

Elle se retourna juste avant qu'une larme, puis une autre et encore, viennent perler aux creux de ses pommettes.
Nulle son ne la trahi, aussi bien que David ne pouvait se douter que très difficilement la peine qui prit le pas sur elle.

" Nous sommes bien maladroit ... Je ... Je vous prie de m'excuser de ... m'être exposé ainsi, ce n'était pas mon intention de vous mettre mal à l'aise, mon châtiment et de l'être tout autant si ce n'est plus...... Bien entendu, je vous rejoint dès que je pourrais vous être présentable. "

Elle sentit l'hésitation de David à tourner les talons, et ne libéra un peu plus ses pleures silencieux en s'effondrant sur le lit que lorsqu'elle se vit seule la porte clause.
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Lun 14 Mai - 9:43

David, qui était toujours assis sur une chaise à regarder la table, les murs, le foyer... tout ce qu'il y avait à l'intérieur ne parvenait pas à chasser de son esprit la petite intercation qu'il avait eu avec Eléonore. La chute de celle-ci, la timidité qui règnait... c'était comme si c'était deux étrangers qui se connaissaient depuis des années. Une sensation très non conventionnelle.

David entendit du bruit et il se leva. Mais par contre, ce n'était pas la porte de la chambre d'Eléonore qui venait de s'ouvrir, c'était une autre porte plus loin dans la maison. David restait debout, attendant la venue de la personne pour se rendre compte qu'il s'agissait d'une servante.

La réaction de cette dernière fut la stupéfaction de voir un homme debout, dans la maison à une heure aussi tôt. Mais David leva la main pour lui dire de ne pas s'en faire. Oui il portait une arme, mais les chevaliers aussi portaient des armes, et ça ne faisait pas d'eux tous des assassins. Il dit:

- Ne vous inquiétez pas mademoiselle, je suis ici en ami

La servante semblait avoir à peine 20 années, quelques mèches brunes de cheveux qui dépassaient de son chapeau, de grands yeux verts. Elles portaient des vetements standard de servante: un tablier sur une robe de couleur neutre. Elle lui proposa de lui faire à manger, mais David refusa, car il avait déjà manger ce matin. Un autre petit déjeuner aurait été de la gourmandise.

Mais la servante allait quand même à ses fours, sa maitresse n'avait pas mangé, n'étant d'ailleurs pas sortie de la chambre. Voyant que la servante était maintenant habitué à la présence de David, ce dernier se rassit et il regarda maintenant à l'extérieur de la maison par la fenêtre. Les vitre étaient à moitié givrées, ce qui indiquaient qu'il faisait froid à l'extérieur de la maison.

Tout en regardant dehors, l'esprit de David ne cessait de penser à tout ce qui s'était passé à l'intérieur de cette chambre. Il se surpris même à sourire en pensant à la chute d'Eléonore. Non pas à cause de sa pudeur qu'elle avait fait preuve, mais tout simplement à cause qu'elle n'avait pas changé depuis toutes ces années, toujours aussi maladroite. C'était inévitable, s'il y avait une seule flaque d'eau dans tout le village, Eléonore trouvait toujours le moyen de s'y retrouver pour salir sa nouvelle robe. Le plus étrange c'est qu'elle y prenait gout on dirait.

En général, les petites gaffes de cette femme faisait rire David, mais cette fois-ci, David en avait été troublé. Car c'était la première fois qu'il voyait Eléonore avec si peu de vêtements sur elle. Il aurait voulu faire cela bien avant, bien avant que son père décide de la faire marier de force. Pourquoi David n'aurait pas pu la marier? N'était-il pas un soldat, un homme qui savait se battre et défendre ceux qu'il aimait? Faut croire que son père a vu en elle qu'un simple soldat ne pouvait pas avoir le coeur de sa fille.

David entendit un objet se déposer sur la table à coté de lui. Il se retourna pour constater que c'était la servante qui y déposait avec un sourire un breuvage chaud. David inclina la tête en signe de remerciement, suivit d'un sourire et il saisit la tasse pour commencer à boire lentement le contenu.

David était assis, patient, en attendant qu'Eléonore termine de se préparer. Pourquoi prenait-elle autant de temps? Était-ce par gêne toujours persistante, alors elle sortirait avec autant de vêtements sur son dos que ses jambes puissent le supporter? Ou bien avait-elle encore des sentiments pour David et qu'elle voulait faire bonne impression et qu'elle se préparait avec une jolie robe?

Quoi qu'il en soit, David ne remarqua aucune chose pour enfants ici. Était-elle impropre à la fécondité? Cela ne se pouvait, Eléonore aimait beaucoup trop les enfants pour que Dieu la punisse en ne lui donnant pas ce privilège. Cela pouvait-être son mari également. Mais voila qu'ils étaient mariés depuis cinq années, cinq interminables années pour David. Si son mari n'avait pas tenté sa chance d'avoir de beaux enfants avec Eléonore, c'est parce qu'il était plus idiot et plus stupide que ce que David croyait. Cette femme est pratiquement la perfection incarnée, alors des enfants venant d'elle se doivent d'être si beau et si gentil que ça serait un crime de ne pas en avoir.

David était plongé dans ses pensées, regardant à l'extérieur, buvant son breuvage chaud et se remémorant les vieux souvenirs du passé avec celle qu'il aimait et qu'il aime toujours.

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Eleonore Valence

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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Jeu 24 Mai - 7:57

Eléonore sécha ses larmes en oyant l’agitation de l’autre côté de la porte.
Sans entrer la servante lui adressa la parole d’une voix juvénile :

« Dame Eléonore, le petit déjeuné est servi à votre convive. »

A cela, elle répondit : « Je te remercie Cathy. Informe l’invité que je ne tarderais pas à le rejoindre. »

« Très bien Madame. » Puis, elle quitta le couloir pour s’afférer à ses taches quotidiennes.

Eléonore se redressa et fouina dans son armoire de chêne une tenue classique.
S’en retournant derrière son paravent, elle en sortit quelques minutes après habillée d’une longe robe volante orangée et bleutée. Terminant de nouer consciencieusement la ficelle qui surplombée le haut de sa robe, elle saisie sa brosse de part son miroir, et se coiffa en chignon.
Ne prenant guère plus de temps à s’apprêter, elle s’enquit de partir de sa chambre pour rejoindre son hôte inattendu et très particulier !

Arrivée à la pièce principale de la demeure, elle sourit comme si de rien n’était :

« Sir Cartier, je vous présente mes excuses pour l’attente. »

Elle fit le tours de la salle du regard une fois qu’elle fut assise puis apposa son regard sur l’ensemble de la pièce. Le pierres grisées des murs s’alliaient avec le bordeaux des rideaux épais et draperies.

" J'espère que ce .. cette occasionnée tout à l'heure dans la chambre ne vous à pas mis autant mal à l'aise que moi...? " Dit-elle d'une voix nerveuse.

De temps à autre, Eléonore se montra avec lui comme étant très courtoise, limite froide et par d'autre un naturel à demi souriant qui revenait d'un lointain passé.
Certes aucune attitude d'agressivité, nulle même dans sa voix, mais ce qui était frappant, c'est son manque de chaleur dans son timbre que David avait toujours connu.
Sans doute essaya-t-elle de mettre de la distance pour ne pas avoir à souffrir.
Par ailleurs, son vécu l'avait indubitablement renfermé à ressentir une émotivité quelconque.

" Permettez moi de vous remerciez vous ainsi que toute la troupe pour votre assaut contre ces brigands.
Si vous êtes là, c'est que vous avez pu les repousser. Tous les soldat s’en sont sortis indemne.
Avez-vous été informé par cette attaque à l'avance pour que vous soyez arrivé au bon moment ?
Il me semblait bien que non, de la façon dont votre cavalerie a pénétré ce village, la parade de votre arrivé ne ressemblait en rien à une préparation à la contre-attaque lorsque je vous ai.. vu. "


Consciente de lui avoir avouer qu'elle était parmi la foule admirative, elle essaya de garder la contenance qu'elle venait de perdre et enchaîna :

" Que c'est il passé ensuite ? .. J'ai un trou de mémoire et ne me souviens pas d'être rentrée chez moi. Verena n'est-elle pas ici au fait ? Je ne me souviens plus si vous l'aviez rencontré jadis…
Enfin, je suppose que vous avez des occupations et qu’il vous faut reprendre la route.
Je me trompe peu être ? "
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Jeu 31 Mai - 21:29

Quand Eléonore sortit de sa chambre, David se leva de sa chaise et il s'inclina poliment. Quand elle lui demanda s'il avait été mal à l'aise, David ne put que fermer les yeux et d'incliner la tête en signe d'aprobation. David alla tirer la chaise d'Eléonore qui s'assit à la table. David alla en face d'elle et il la regarda. Eléonore la remercia pour l'acte de combat qu'il avait fait preuve hier. Si seulement elle pouvait comprendre que David n'avait qu'un seul talent dans ce monde, et que ce n'était pas pour lui plaire d'autant plus.

David baissa les yeux et la tête ensuite. Il avait presque honte de devoir tuer des gens, mais quand ceux-ci voulait s'en prendre à d'autres, il était vrai qu'il fallait agir. Il fit signe de non de la tête et il ajouta:

- Non, un de nos soldat est mort au combat, une bien triste perte... madame Valence

David releva la tête pour regarder Eléonore droit dans les yeux, presque pour la perturber. Il ajouta:

- Bien sûr que non nous ne savions pas. Nous sommes dans la forêt depuis deux jours... croire que nous sommes arrivés au bon moment. Quoi que je crois davantage que ces hommes en voulaient après nous.

David s'appuya maintenant sur le dossier de sa chaise sans quitter une seconde le regard de la jeune femme. Il y avait quelque chose de changer en elle, quelque chose qui la rendait distante, mais également proche de David. Ce dernier ne pouvait savoir quoi, alors il préfèrait se lancer à la réponse de la deuxième quesion:

- Après le combat, je vous ai cherché et je ne vous ai pas vu. J'ai même dû faire une enquête improviser pour retrouver votre maison. Alors non, je n'ai pas eu l'occassion de vous....

David continua sa réponse en pointant du doigt la chambre d'Eléonore mais également elle et il fit des vrilles avec son doigt. Pour finir, il porta son doigt sur le bord de sa tempe et il s'appuya la tete pour regarder à l'extérieur en s'éclaircissant la voix.

David finit par se lever, il était bien trop angoisé pour rester en place. Il secoua la tête négativement, comme s'il était obsedé. Après avoir fait quelques pas, il ajouta:

- Non non et non Eléonore je n'ai rien de mieux à faire que d'être avec vous. Regardez...

David pointa l'écusson sur son armure et il ajouta:

- Je suis maintenant garde royal, quelle idiotie de ma part, mais je suis maintenant en mission pour aller vers Nushki. J'ai trafiqué subtilement la mission pour venir ici et vous revoir. Car, je voulais.... je....

David cacha sa main derrière sa bouche et il plissa son front, comme s'il avait une douleur et qu'il ne voulait pas crier:

- Eléonore, je voulais venir ici pour m'excuser pour tous les torts que je vous ai fait. J'ai cessé d'exister le jour où vous avez dit oui je le veux à cet homme qui est votre mari aujourd'hui. Depuis ce temps, je ne fais qu'errer dans la vie, sans but et sans rien à atteindre.

David se leva et il se dirigea vers la fenetre. Il prit le temps de regarder à l'extérieur, de bien peser ses mots mais surtout, de prendre quelques bouffées de respiration. Il continua:

- Je sais que je vous ai fait du tort, mais j'espère que vous êtes plus heureuse que moi. Avez-vous des enfants? Je vous vois bien avec des petits garcons et des petites filles qui ont les cheveux blonds comme vous et vos yeux qui tentent de découvrir le monde.

David s'imagina Eléonore avec des enfants qui courent autour d'elle, qui lui tirent la jupe pour demander quelques choses, riant de bonheur... mais également David ne put s'empecher de penser également qu'il n'était pas les siens mais bien ceux de quelqu'uns d'autres.

David se tourna maintenant vers Eléonore, en ayant la main dans sa poche de pantalon. Il dit:

- Mais je ne suis pas ici pour vous faire la moral, loin de là. Je suis ici pour implorer votre pardon pour mes fautes commises. J'aurais dû venir plus tôt, j'aurais dû empecher votre mariage, j'aurais dû déplacer les montagnes, j'aurais dû faire un tas de choses, mais.... je n'ai pas eu la force. J'ai perdu toute envie de vivre le jour où votre père m'a dit que vous avez accepter de plein gré de vivre avec un homme, et non un soldat, un homme que vous allez aimé et savoir qu'il est un village, plutot qu'un soldat dont vous ne savez pas s'il est toujours en vie. Mais surtout, il m'a dit que vous avez parlé avec votre coeur quand vous l'avez rencontrée et qu'il vous avait fait oublié le soldat que j'étais. Le même homme qui ferait exactement la même chose que lors de notre première rencontre.

David continua de jouer nerveusement dans sa poche. IL pourrait dire qu'il avait fait des missions suicides dans l'espoir de mourir et que pendant plusieurs mois, il était disparu officiellement du royaume. Quoi qu'il en soit, il ne voulait pas comparer et il ne voulait pas parler de son passé.

David cessa de jouer avec sa main de sa poche de pantalon. Il la retira et il sortit un collier. Le collier que Eléonore lui avait donné dans le passé, le collier que David se servait pour s'accrocher à la vie et ne pas sombrer dans le creux des ténèbres... mais surtout, c'était un collier d'espoir. Doucement, David le déposa sur la table et il dit:

- Moi je n'ai pas oublier notre histoire... je ne t'ai pas oublié, Eléonore.... ma Eléonore d'amour, et pour toujours

David ne savait que dire de plus...

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Eleonore Valence

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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Jeu 26 Juil - 17:58

Eléonore rendit le salut à David en procédant de la même manière qu’il eut employé à son égard.
Alors que le jeune homme confirma sa gêne vis à vis de son intervention impromptue et de la maladresse d’Eléonore dans sa chute, elle décida de clore la discussion à cette instant. Mieux valait oublier vite cette facétieuse situation, et pour cela mieux valait ne plus en faire état.
Sans dire mot, elle accepta le plus placidement du monde le siège que lui proposa David.
Une conversation face à face allait être de mise après temps d’années écoulées.
Ce n’est pas sans appréhension qu’elle tenta de s’y résoudre, David était à présent face à elle et il n’y avait pas de marche arrière possible pour prendre plus de recul.

Elle prit donc une pose qui pouvait paraître tout aussi flegmatique que réfléchie.
Ses coudes prirent appui sur la table, elle croisa ensuite ses mains sous son menton pour y reposer sa tête.
Son petit déjeuné attendant d’être copieusement ingurgiter, était aussi plat qu’Eléonore attendant de réagir au dire du soldat.
Le regard qu’il portait sur elle ne la perturba que peu, discrètement, elle se plaisait à contempler les nouveaux signes distinctif dont il était marqué par le temps, et redécouvrir ce visage qu’était celui de David, à la fois si familier et si lointain.

Se demandant qu’elle saurait les prochaines paroles qui lui seraient exposées, elle se dit qu’elle aurait aimé être télépathe afin connaître les pensées de David.
A l’instant où il réagit en baissant son regard d’un air qu’elle savait éploré, elle approcha à peine le sien comme pour tendre l’oreille.

David Cartier a écrit:
- Non, un de nos soldat est mort au combat, une bien triste perte... madame Valence

Elle agrémenta d’une voix préoccupée :

« C’est bien là une triste nouvelle. Le vaillant guerrier sera-t-il mis en terre au village même ? Si c’est le cas je me tacherai de rendre mes hommages à sa tombe. »

Elle recula instinctivement son repas vers l’avant comme si le dégoût l’eut pris au ventre. L’inquiétude de cette affrontement n’en finirait pas de la relancer dans son être pendant encore quelques jours bien comptés. D’une tonalité profonde elle rajouta :

« Quelle funeste nouvelle. »

Reportant à nouveau ses yeux sur David, elle se surprit à le voir immerger son regard dans le sien.
Elle le sentit songeur, il semblait vouloir demander quelque interrogation personnelle à Eléonore, cela elle en eut l’intime conviction. Ce pressentiment lui noua la gorge, en attendant, elle écouta les réponses que voulait bien lui apporter David :

David Cartier a écrit:
- Après le combat, je vous ai cherché et je ne vous ai pas vu. J'ai même dû faire une enquête improvisée pour retrouver votre maison. Alors non, je n'ai pas eu l'occasion de vous....

Elle écarquilla son regard en espérant qu’il ne vint pas à lui livrer plus de détail, ce qu’il fit en n’ajoutant guère plus de palabre. Elle suivit le tracé par lequel David pointa du doigt la direction, et visa donc du regard la porte de sa chambre.
Puis, elle s’empressa de lui montrer d’un signe de tête qu’elle avait tout à fait cerné ce qu’il essayait de lui expliquer.

« Bien, je vois ! Je pense qu’il me reste à remercier ma tante Verena présente sur les lieux avec moi. Je suis navrée que vous ayez du vous donner autant de mal pour retrouver ma trace… »

Un instant de silence qui l'incommodait s’installa, elle tacha d’y remédier en reprenant aussitôt ses esprits :

« Vous n’auriez pas dû. »


Elle se troubla d’un coup à se voir parler avec lui comme si de rien était, comme s’ils ne s’étaient jamais quitter de tant d’années. Comment pouvait-elle discuter ainsi alors que son esprit vaquait sur mille et une questions qui la prenait plus au tripes ?
Elle se fit fort de remarquer que David devenait de plus en plus anxieux, ce qui n’aida pas plus à Eléonore à maîtriser son propre sang froid.
Fixée sur lui, la circulation de l’oxygène d’Eléonore vers son cœur s’interrompit. De ses mains l’une dans l’autre, elle exerça nerveusement une pression plus importante.
A l’instant où David se redressa, elle se raidit et leva son regard à lui.
Elle fut la spectatrice angoissée des pas de David perdu au sol de la pièce.
Aucun son ne parvenait à la défaire de cette situation, elle aurait voulut lui converser de tout et de rien pour faire s’estomper au mieux cette intrigue, mais l’abcès devait être éclaté, et le moment fatidique pointait son museau.

David Cartier a écrit:
- Non non et non Eléonore je n'ai rien de mieux à faire que d'être avec vous. Regardez...

A ces mots, elle redressa encore plus son dos et pris une profonde inspiration qui lui fit bomber sa poitrine.
David venait de la choquer au plus au point depuis leurs retrouvailles.
Elle fut prise d’un violant mal de tête sur la seconde même. En effet, elle n’entendit rien aux esclandres de l’homme qui se tenait devant elle.
Comment pouvait-il prononcer avec ferveur pareilles fariboles alors qu’il s’était tenu depuis des lustres à bonne distance d’elle ?

( Il n’a rien de mieux à faire que d’être avec moi ? )

Elle tenta d’y trouver une cohérence en fouinant dans les souvenirs du passé. N’avait-elle que d’infimes bribes des meilleurs moments de sa vie passée, pour n’y découvrir rien de convaincant à l’heure actuelle ? Non cela ne se pouvait.
Pourtant, elle ne savait pas si elle préférer croire cela plutôt que de s’avouer que David se moquait d’elle si ouvertement.
C’est le regard brumeux d’incompréhension qu’elle regarda l’écusson qu’il lui montra.

David Cartier a écrit:
- Je suis maintenant garde royal, quelle idiotie de ma part, mais je suis maintenant en mission pour aller vers Nushki. J'ai trafiqué subtilement la mission pour venir ici et vous revoir. Car, je voulais.... je....

« Et pourquoi avez vous fait cela après temps de lunes écoulées ? » Dit-elle d’un ton suspicieux presque agacée.

Elle le sentit prêt à explosé, comme s’il voulait à tout pris expulser un flot de parole. Sensible au comportement du soldat, elle se leva de sa chaise à son tour et lui adressa des yeux perturbés presque colérique eut égard à toute cette intrigue qui n’en finissait pas de la tarauder.
D’une voix écorchée de supplication à en faire troubler plus d’un, elle dit :

« Mais … Dites moi ! »

David Cartier a écrit:
- Eléonore, je voulais venir ici pour m'excuser pour tous les torts que je vous ai fait. (…)

Elle s’arrêta à ces termes précis qu’il eut évoqué à son intention. N’arrivant pas à en entendre plus, elle n'ouït pas la suite qui pourtant était d’une importance capital.
D’un geste de la main ralentir David dans son élan, elle le reprit :

« Attendez, vous êtes désolé ? »

Le regard égaré dans le vide, Eléonore s’écroula sur sa chaise, non pas d’indignation, mais de soulagement.
Aussi étrange que cela puisse paraître, elle admit sans détour les excuses qu’il venait de lui présenter ; Peut être faute de les avoir attendu avec autant d’espoir ?
Sa mine semblait déchargée d’un lourd poids mais elle était bien loin de se douter de la tournure que prendrait les évènements . . .

Alors que David était toujours prostré à la fenêtre, Eléonore tentait de rassemblait se qui restait d'elle mentalement.
Mais les dires de l'homme qui suivirent n'allèrent pas être de tout repos au contraire :

David Cartier a écrit:
- Je sais que je vous ai fait du tort, mais j'espère que vous êtes plus heureuse que moi. Avez-vous des enfants? Je vous vois bien avec des petits garçons et des petites filles qui ont les cheveux blonds comme vous et vos yeux qui tentent de découvrir le monde.

Abasourdie par ses mots, elle ne dit rien et suivit ce qui alla être pour elle comme un tremblement de terre, une révélation des plus atterrante :

David Cartier a écrit:
- (...) j'aurais dû déplacer les montagnes (...) J'ai perdu toute envie de vivre le jour où votre père m'a dit que vous avez accepter de plein gré de vivre avec un homme (...) que vous avez parlé avec votre coeur quand vous l'avez rencontrée et qu'il vous avait fait oublié le soldat que j'étais (...)

" Mais ! " Son ton s'emballa. Elle se leva de sa chaise et failli basculer en arrière, mais se rattrapa avec l'aide de David juste à côté.

" Que me conte tu là ? C'est un mariage de .. " Le ton de sa voix assez élevé avait fait interpellé sa suivante Cathy. Un bruit se fit entendre dans la pièce adjacente.
Aussitôt Eléonore l'appela d'un ton sec inhabituel et impératif :

" Cathy, prenez congés ! "

" Mais Madame ... J'ai entendu comme ... Enfin vous allez bien Madame ? "

" Je vais bien Cathy, prenez une journée de repos. "

" Mais c'est le matin et .. "

" Pas de MAIS, bonne journée Cathy. " la situation était trop critique pour qu'Eléonore ne veuille avoir à gérer une personne de plus.

Résignée, elle regarda David avant de partir. Elle espérait ne pas commettre d'impair en suivant les ordres de la maîtresse de maison. Pourtant, en l'absence du mari, elle ne pouvait que suivre les prérogatives d'Eléonore même si elle dut la laisser chez elle, seule avec un homme.

" Bien Madame, bonne journée Madame Valence. Ah ... Sir Valence est en ville pour régler des formalité. Il vous à ramené inconsciente, l'une des plus grande frayeur que vous nous ayez faite.. Il devrait venir tantôt... Au-revoir Madame, Sir. "

En attendant d'entendre la porte d'entrer claquer sous le départ de Cathy, Eléonore tourna dans le salon en présence de David. Etait-il inquiet ou interrogateur ? Elle n'en savait rien , ses yeux rivés au sol et ses mains jointes, Eléonore ressentit une pression cranienne à son summum.
David ici, Fenrir en ville ... Cette histoire abracadabrante de mariage heureux ...

David Cartier a écrit:
- Moi je n'ai pas oublier notre histoire... je ne t'ai pas oublié, Eléonore.... ma Eléonore d'amour, et pour toujours.

Alors que la pression redescendit, Eléonore se sentit mal, la tête lui tourna comme si elle ne s'était pas ménagée, elle vut double et dit d'une voix trop faible :

" Il suffit ... "

Etonnant ou inquiétant, Eléonore ne sentit plus ses jambe la soutenir à nouveau.
Avant de s'étourdir d'un lourd malaise, elle se rassit sur la chaise et appuya sa tête sur sa main contre son front. C'est dans un soupirement qu'elle dit, perdue par toutes ces révélations :

" Pourquoi...? "
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David Cartier
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MessageSujet: Re: Demeure des Valence   Jeu 30 Aoû - 9:31

David eut presque qu'un mouvement de surprise. Il recula d'un pas et dit:

- Comment cela pourquoi?

Il refit un pas vers l'avant pour se rapprocher d'Eléonore et il lui dit:

- Quand vous vous êtes mariées, je n'étais évidemment pas au courant de cette nouvelle. Alors, je suis arrivé chez vous, chez votre père devrais-je dire, et il m'a annoncé la terrible nouvelle. Il m'a dit que vous m'aviez oublié et que vous étiez tombée amoureuse d'un homme plus riche, plus puissant et avec un sens de l'honneur plus grand que le mien.

David n'était pas capable de s'assoir sur une chaise. Il était bien trop nerveux, sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis tant d'années. Il voyait la pente glissante sur laquelle il s'aventurait, il voyait tout le danger que celui de revenir dans le passé et faire remonter à la surface tout cela, mais David voulait en avoir le coeur net une bonne fois pour toute et avouer ses torts à Eléonore. Il continua:

- Alors, Eléonore, je suis ici, devant vous, pour venir m'excuser pour vous avoir fait m'oublier, pour tous les torts que j'ai pu vous faire dans le passé. Je dois dire que depuis le jour où j'ai entendu votre père me dire ces choses, il y a une partie de moi qui s'est éteint, qui est demeuré dans votre village natal, blessé mortellement au coeur. Et plus la vie a continué, plus j'ai fait des missions pour le roi sur des terres inconnus. Plus cela continuait et plus je perdais l'envie de vivre.

David s'approcha de la table et il poussa un peu plus le médaillon vers Eléonore. Il ajouta:

- Voici ce qui m'a servi de bouée de sauvetage durant tout ce temps. Sans cela, le souvenir de vous, vos rires et de tout ce qui fait que vous êtes vous, je crois que je n'aurais même pas survécu.

David se tut un moment. Il se souvenait de quelques missions dans laquelle David combattait, sans âme et sans réfléchir, tentant de protéger ce qu'il pouvait pendant qu'il était encore temps. Un corps qui se promenait sans âme, c'était comme cela qu'il pouvait se définir. Il était toujours seul, que ce soit dans les camps militaires ou bien lorsqu'il s'était acheté une petite ferme, David avait pris cette ferme parce qu'elle était la plus éloignée de la ville et que le premier voisin se retrouvait à bonne distance de marche.

Mais maintenant, David se retrouvait en face de celle qui l'avait laissé tombé par sa faute. Il faut dire que si David avait été riche ou bien noble, peut-etre que les choses se seraient passées différement. La vie à fait en sorte que David n'était ni l'un, ni l'autre et qu'il devait se battre pour gagner honnêtement sa vie. L'ironie du sort est, qu'à cause de ce don, David n'avait plus de vie maintenant. IL ajouta:

- Sachez que je vous ai toujours aimé et que je vous aimerais toujours. Je sais que vous appartenez à un autre, mais je ne peux trahir ce que mon coeur me dit. Je ne puis mourir en traitre face à mes sentiments.

David continuait de faire les cents pas dans la pièce de la maison. Il ne pouvait tenir en place. Il se rendit à la fenêtre pour constater que le soleil était beaucoup plus haut qu'il y a un instant, croire que les deux personnes dans cette maison discutent depuis un bon moment. Il se retourna vers Eléonore et il dit:

- Je sais qu'il n'y a aucun remède... alors je vais devoir être patient, c'est tout.

_________________
Each time I drew my sword, I don't consider what I was killing, but what I was allowing to live...
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