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Le Jeu du Royaume de Naraya
 
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 Briève lettre d'adieu, destinée à une nièce chérie...

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Verena Renata

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MessageSujet: Briève lettre d'adieu, destinée à une nièce chérie...   Lun 28 Mai - 12:26

Le soleil éclairait une lueur ténue à l’horizon, lorsqu’une silhouette drapée d’une cape de voyage bleu nuit déposa une lettre sur le seuil de la demeure des Valence, dans le village d’Ordeanguel, redevenu paisible après l’attaque qu’il avait subi. La main fine et brune disparut furtivement dans les pans du manteau, et Verena s’éloigna de son pas souple et rapide. Son doux visage n’exprimait rien, ce qui était extraordinaire chez elle. En effet, son éternel petit sourire qui fendait habituellement sa mine joyeuse avait disparu. On devinait même un soupçon de colère par ses lèvres trop pincées, et ses fins sourcils noirs légèrement froncés. Au bout d’un quart d’heure, on ne voyait presque plus la jeune femme sur le sentier qui menait vers la capitale, et lorsque l’astre du jour acheva de se lever, elle avait totalement disparu derrière les collines.

Si on s’intéressait à la missive, et que l’on dépliait le parchemin roulé et joliment attaché à l’aide de fils dorés et de différentes teintes de bleus – petite touche personnelle typique de la part de Verena -, on pourrait y lire :


A Eléonore Valence, de Verena.


« Ma chère Eléonore,

Tu risques sans doute de me détester et d’être déçu de ma fuite soudaine, mais je ne puis faire autrement.
En effet, lorsque nous nous séparâmes et que je rentrai à l’auberge sur laquelle j’avais jeté mon dévolu, voilà que le tavernier m’accueillît avec la mine sombre. Intriguée, je lui demandai quelle était la cause de son trouble, et il m’annonça avec la plus grande affliction que son établissement avait été pillé par les brigands !
Horrifiée, je montai quatre à quatre les marches des escaliers qui menaient à l’étage, et me ruai vers ma chambre, mue par une terrible appréhension.
Je constatai que le verrou de la porte avait sauté, et je la poussai avec un mauvais pressentiment…
Le désordre était le plus total, et je ne pus réprimer un cri de désespoir : le lit avait été renversé, les oreillers éventrés, le miroir brisé, mais le pire restait à venir…
On m’a tout pris, tout !
Toutes mes étoffes, qui étaient heureusement pour la plupart peu coûteuses, car j’avais eu la prudence d’épuiser ma réserve à Madëus, avaient disparu !
Bien évidemment, j’avais laissé ma bourse dans la pièce, cachée sous mon matelas.
Le cœur étreint par une profonde angoisse, je le soulevai, et constatai avec dépit que ces sacripants l’avaient emporté.
Je pris donc aussitôt la résolution de partir pour Naraya, où je retrouverai Narcisse Malenfant, un ami très cher qui fait lui aussi commerce dans le tissu.
Aussi pourrais-je reconstituer très rapidement mon achalandage, et je pourrais me relancer très vite dans le commerce en vendant au marché de Naraya, où j’ai de nombreuses autres connaissances qui pourront m’aider à faire face à ce triste événement.
Je répugne à piocher dans les économies que j’amasse depuis des années, car je ne veux en aucun cas amoindrir cette petite fortune qui te reviendra probablement, à toi, ma nièce préférée, et à mon fils unique.
Enfin, j’espère que tu ne prendras pas ma fuite comme un affront, et je suis consciente que je t’abandonne peut-être dans une période où tu aurais davantage besoin de soutien et de compagnie.
Je suis navrée, vraiment, et je sais que je fais preuve d’un certain égoïsme, mais je ne supporterai pas de vivre aux dépens de quelqu’un, je suis certaine que tu puisses le concevoir…
Sache seulement que mon affection et mes pensées sont toujours avec toi, ainsi que mon admiration ; tu fais preuve d’un courage dont je n’ai jamais été capable, et je reconnais ma lâcheté.
Je pense que tu dois probablement saisir le sens de mes paroles, et à quoi elle s’applique…
J’aurais tant voulu converser davantage avec toi !
Mais je te promets que la prochaine fois que nous nous retrouverons, je serai toute à toi, et que j’oublierai quelque temps ma soif d’activité, mon commerce.

La plume avec laquelle je trace mes lettres minuscules et parfois maladroites ne m’appartient pas, et son propriétaire me fixe avec des yeux signifiant qu’il est temps que je cesse de gaspiller l’encre que boit inexorablement le papier de cette lettre d’adieux…

Puissent nos retrouvailles rattraper ces médiocres adieux, et que tu me pardonnes ce départ plus que précipité !

Verena, ta tante qui ne t’oublie pas… "
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