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Le Jeu du Royaume de Naraya
 
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 Chambre du Comte de Cassentel

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Richard de Cassentel
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Nombre de messages : 88
Lieux de résidence : Château du Comte de Cassentel
Rang : Noble (Comte)
Date d'inscription : 27/07/2007

MessageSujet: Chambre du Comte de Cassentel   Mer 22 Aoû - 15:14

Cette nuit-là, le rêve entamé dans la bibliothèque se poursuivit. Tout cela était plutôt étrange, puisque les rêves du Comte de Cassentel étaient généralement noirs et répétitifs. Celui-ci, pourtant, ne lui laissa pas le même goût désagréable lorsqu'il reprit conscience, au beau milieu de la nuit.

Rapidement, il fut aspiré dans un étrange vortex le précipitant à toute vitesse dans le temps, avant d'atterir de nouveau au milieu de se sentier illuminé, bien que lui soit toujours dans le noir. Ce phénomène semblait incompréhensible. Loin de l'encercler, cette vapeur noire semblait plutôt s'accrocher à son dos, et le retenir en arrière. Il pouvait avancer, mais chaque pas était lourd et dur. Depuis sa dernière promenade sur ce sentier, la double voix avait disparu, mais il guettait son retour. En marchant, il laissa son regard se poser sur le paysage l'entourant, les arbres semblant à la fois si réels mais, néanmoins, sans vie. Une forêt artificielle, mais pourtant plus belle et illuminée que si elle eut été réelle. Même le sol avait une drôle de texture, et il lui semblait, confusément, que jamais il n'arriverait à y creuser.

Intrigué, il poursuit sa route, avançant toujours malgré cet écran noir qui semble le suivre. À travers les ormes et les chênes, il sent un léger vent se lever, et ce vent semble porter le son d'une douce voix, encore une fois étrangement dédoublée, mais qui semble provenir d'une même et unique bouche tellement ses sonorités sont bien synchronisées. Il se laisse guider et avance, sentant que, devant lui, l'horizon est de plus en plus blanchi par cette lumière douce et pure qu'il aimerait bien rejoindre. Au début, il marche lentement. Mais rapidement, ses pieds s'activent et il court, comme si sa vie en dépendait, comme s'il devait absolument rejoindre cette lumière salvatrice. Bien vite, sa course est stoppée par mince ruisseau, coulant avec douceur au milieu d'une clairière.

Bien vite, il constate une nouvelle dualité. De l'autre côté, le sol est plus blanc, plus illuminé. Des fleurs, toutes plus belles les unes que les autres, mettent leurs charmes en évidence en reflétant paresseusement des rayons d'une blancheur parfaite sur leurs pétales aux couleurs éclatantes. De son côté, la végétation est beaucoup plus simple, et moins florissante. Tout lui semble encore artificiel, bien que fort esthétique. Le choix est très simple. Ce ruisseau, il le traversera.

Dès qu'il pose le pied dans l'eau, néanmoins, la tâche semble se compliquer : le ruisseau s'élargit pour devenir une rivière. Courageusement, il continue néanmoins d'avancer. Alors qu'il avait cru au départ pouvoir traverser l'étendue d'eau en se mouillant, tout en plus, jusqu'aux genoux, le voilà maintenant enfoncé dans l'eau jusqu'à la taille. Lorsqu'il relève la tête et regarde sur l'autre rive, sa vision devient floue. Un nuage blanc et fortement illuminé flotte au-dessus du sol. Après un certain temps, il constate une certaine métamorphose alors que des lignes se précisent. Sa vision demeure floue, mais il devine de façon imprécise la présence d'une femme de l'autre côté. Par moments, il peine à bien distinguer les choses. Ses cheveux lui semblent parfois blonds, parfois bruns, et la couleur des yeux varient du bleu au vert. Tout est tellement difficile à distinguer, ma sa résolution ne fait qu'augmenter. Soudainement, il nage aussi bien qu'un poisson. Mais peu importe la puissance de ses brassées, peu importe le fait qu'il s'éloigne de plus en plus de sa rive d'origine, il ne se rapproche jamais réellement de l'autre côté de la rivière. Il avance tout en demeurant au même endroit, s'engageant de plus en plus loin. Jusqu'à ce que le vent se lève...

Avec le vent, la voix, douce et féminine, mais aussi, les vagues, violentes et cruelles. Le courant de ce qui est maintenant un fleuve semble imprécis. Parfois il lui semble qu'il est déporté sur sa gauche, d'autres fois, c'est sur sa droite qu'il glisse. Mais il redouble d'ardeur et nage, attiré par cette voix si douce. Au bout d'un moment, il doit s'accrocher à un rocher, toujours aussi loin du but, afin d'éviter de se faire emporter par le courant et les vagues. Il fait maintenant face à une véritable tempête marine. S'accrochant avec peine à son rocher, il leva de nouveau les yeux vers la blanche clairière. Il distinguait maintenant les voix, pouvait l'entendre. Il se voyait changer d'expression, il voyait ses traits se faire plus tristes. Ce sa vision lui disait, il l'écoutait, l'entendait, et chaque moi semblait s'enfoncer cruellement en lui. Après un moment, ses yeux allèrent d'une rive à l'autre. Celle d'où il venait avait maintenant changée, et semblait plus réelle. De vrais arbres y poussaient, parfois avec difficulté. Le paysage était loin d'être aussi faste que celui de la rive qu'il voulait atteindre. Celle-ci demeurait inchangée, toujours aussi blanche et pure, presque complètement irréelle.

Alors qu'il tendait la main vers la voix, une vague se forma sous l'eau, et émergea devant lui, bloquant du même coup cette vision si magnifique qui agissait sur lui comme une drogue. La vague, colossale, s'abattit sur lui, le rabattant dans un premier temps violemment sous l'eau pour finalement finir par le rejeter sur la berge. Aplatit au sol, il vit le fleuve redevenir rivière, et la rivière redevenir ruisseau. De l'autre côté, les traits de la femme en blanc redevienne imprécis, et elle n'est de nouveau qu'un nuage d'un blanc parfait. Sa respiration est vive et incontrôlée, alors qu'il se remet du choc physique, mais son expression n'est plus aussi triste. L'homme sur la plage porte maintenant, dans son regard, une légère lueur d'espoir.


Il se réveilla de nouveau en sursaut, mais il n'était pas affolé cette fois. Richard de Cassentel avait vécu ce rêve comme si les évènements s'étaient réellement produits. Néanmoins, cette voix qu'il avait entendu si nettement, il ne pouvait faire revenir à son esprit les mots qu'elle avait prononcé. Il sentait que le message avait été important, mais ne pouvait se souvenir de son contenu. Il passa le reste de la nuit couché sur le dos, les yeux ouverts, à tenter de se remémorer cette instant... Au petit matin, n'y tenant plus, il décida de fuir l'insomnie pour une marche salvatrice dans la forêt entourant le château...

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